Donald Trump a évincé cinq femmes de son administration depuis le printemps, les remplaçant par des hommes, dans une purge qui semble désormais assumée. Kristi Noem, secrétaire à la Sécurité intérieure, Pam Bondi, procureure générale, Lori Chavez-DeRemer, secrétaire au Travail, Tulsi Gabbard, directrice du Renseignement national, et Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison-Blanche, ont toutes été remerciées.
Une purge qui s'accélère
Cette série de départs, qui s'est étalée sur plusieurs mois, marque un tournant dans la stratégie de communication de la présidence Trump. Alors que l'administration avait d'abord cherché à mettre en avant une image féminine, elle semble désormais privilégier des hommes, souvent plus clivants.
La démocrate Jasmine Crockett, élue à la Chambre des Représentants, a commenté cette tendance : « Je vois bien le schéma. Trump sacrifiera les femmes incompétentes bien plus vite que les hommes incompétents. »
Des hommes controversés
Les remplaçants de ces femmes ne sont pas exempts de critiques. Le directeur du FBI, Kash Patel, a été épinglé dans un article pour son penchant pour l'alcool. Le secrétaire au Commerce, Howard Lutnick, est impliqué dans les dossiers Epstein. Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, accumule les controverses, notamment en raison de son passé alcoolique présumé.
Ces nominations interviennent alors que plusieurs de ces hommes font face à des scandales qui auraient pu compromettre leur position dans d'autres circonstances. La purge semble donc motivée par une logique idéologique plutôt que par une exigence de compétence ou d'intégrité.
Une rupture avec la vitrine glamour
Cette évolution marque une rupture avec la « vitrine glamour » que l'administration Trump avait tenté de présenter, avec des femmes souvent qualifiées de « poupées Barbie botoxées ». Désormais, le président privilégie une « armée de combattants testostéronés », selon les termes employés dans l'article.
Cette purge a des implications pour l'équilibre des genres au sommet de l'État américain, alors que les femmes désertent le pouvoir. Elle pourrait également affecter la perception de l'administration Trump, tant au niveau national qu'international, sur les questions d'égalité et de représentation.



