Ce mardi 26 mai 2026, le parquet a requis trois ans de prison, dont un an ferme sous bracelet électronique avec exécution provisoire, à l'encontre d'un animateur périscolaire jugé pour agressions sexuelles sur trois enfants d'une école maternelle du 11e arrondissement de Paris. L'homme, identifié comme David G., comparaît devant le tribunal correctionnel pour des faits commis sur des élèves âgés de 3 à 5 ans.
Des accusations contestées
L'animateur conteste les faits qui lui sont reprochés. Il encourt une peine maximale de dix ans de prison et 150 000 euros d'amende. Au terme de neuf heures d'audience, la procureure a demandé sa condamnation pour agressions sexuelles sur trois des cinq élèves pour lesquels il est poursuivi par le ministère public.
Un geste d'essuyage aux toilettes
Pour deux autres enfants, la représentante de l'accusation a estimé que les faits rapportés pouvaient s'apparenter à un « geste d'essuyage » aux toilettes, « qui ne permet pas de caractériser une intention de nature sexuelle ». Les familles de quatre autres enfants ont également assigné l'animateur directement en justice, mais le parquet estime que ces mineurs « n'ont pas décrit de faits susceptibles de relever d'une qualification pénale ».
L'affaire avait été révélée par des signalements de comportements inappropriés, incluant des câlins forcés, des surnoms déplacés et des attouchements. Le jugement est attendu dans les prochains jours.



