Un quadragénaire déjà condamné à 36 reprises a été condamné à deux ans de prison avec incarcération immédiate, le 21 août 2026, par le tribunal correctionnel de Toulon. Il comparaissait pour des outrages et menaces proférés le 10 août à l'hôpital Sainte-Musse, puis réitérés lors de son audience.
Une décompensation à l'hôpital Sainte-Musse
Les faits remontent au 10 août dernier. Karim, le prévenu, se trouvait dans une salle de soins de l'hôpital Sainte-Musse de Toulon lorsqu'il a « littéralement décompensé » à la vue de policiers venus escorter un détenu. Cette scène a conduit à sa comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Toulon, où son comportement s'est révélé tout aussi virulent.
Dès le début de l'audience, le président Philippe Plantard a énuméré les propos reprochés au prévenu : « Je vais vous arracher la tête, vous péter les os… Vous me connaissez pas, ça fait huit ans que mon frère est en Syrie et je suis plus dangereux que lui, je n'ai pas peur de vous tuer ! » Karim a alors explosé depuis le box vitré : « Ferme ta gueule ! Mettez la peine que vous voulez, quand je sors je déchire mon passeport et je retourne au bled ! »
Un casier judiciaire chargé
Le prévenu, qui compte 36 condamnations à son actif, notamment pour des faits de menaces, d'apologie du terrorisme ou encore d'agression sexuelle, n'a pas fourni d'explications sur l'esclandre survenu à l'hôpital. Il a maintenu sa version des faits : « J'étais à l'hôpital pour me faire soigner, et on me passe les menottes ! » Il a également affirmé avoir été « étranglé dans les toilettes du commissariat par un policier », tout en répétant à plusieurs reprises que « la France est un pays de violeurs et de pédophiles ».
Le ton est monté d'un cran lorsque Karim s'en est pris directement à l'avocate des policiers constitués partie civile, Me Ève Chaussade, en pleine plaidoirie. « Va niquer ta mère ! », lui a-t-il hurlé depuis le box. Cet incident a conduit le président à ordonner son expulsion de la salle d'audience et son renvoi dans les geôles.
La défense plaide la situation délicate
Pour la défense, Me Clémence Jouan a tenté de replacer le comportement de son client dans son contexte, évoquant sa « situation délicate ». L'avocate a rappelé que Karim est « handicapé après une lourde chute survenue il y a plusieurs années. Cela a impacté son comportement, il n'arrive pas à maîtriser ses émotions. »
Cet argument n'a pas convaincu le tribunal, qui a condamné le multirécidiviste à deux ans de prison, avec incarcération immédiate. Même le délibéré n'a pas ramené le calme : présent dans la salle au moment de la décision, Karim a insulté copieusement les magistrats, clôturant une audience marquée par des débordements continus.



