Tornade dans l'Aude : Pomas, village dévasté, veut se relever
Tornade dans l'Aude : Pomas dévasté veut se relever

Moins de vingt-quatre heures après avoir été balayé par une tornade, le village de Pomas, dans l’Aude, est méconnaissable. L’école est détruite, la mairie endommagée, des maisons éventrées. Face à ce paysage qualifié d’« apocalyptique » par les habitants, pompiers et bénévoles s’activent pour sécuriser les lieux et venir en aide aux sinistrés. Aucun décès n’a été constaté, un « miracle » selon le maire.

Un village dévasté en quelques minutes

Josette, 92 ans, habitante de Pomas depuis une soixantaine d’années, raconte : « C’était… Disons que l’on s’attendait à un orage. En réalité, on a vécu l’apocalypse. Je n’ai jamais eu si peur. » Elle décrit des dégâts matériels importants : « Une partie de ma toiture est partie, j’ai des fenêtres brisées, quelques pots de fleurs fracturés. » En raison d’un problème de jambes, la nonagénaire n’a pas pu rejoindre la salle des fêtes, où plusieurs habitants s’étaient réfugiés, et s’est recroquevillée chez elle avec son mari.

Le maire de Pomas, Hervé Gine, témoigne : « Aucun décès n’a été constaté, c’est un miracle. Il aurait pu y avoir de nombreuses victimes. Heureusement, c’est que du matériel. » Il précise que « la mairie et l’école ont aussi été touchées », ainsi que l’épicerie, la Poste, le château et 330 maisons sur les 476 que compte la commune.

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Solidarité et secours mobilisés

Les sapeurs-pompiers sont au nombre de 157, venus du Var, de l’Ariège, de l’Hérault et même des Bouches-du-Rhône. « Le travail, c’est de sécuriser les lieux, on peut compter sur les sapeurs-pompiers », explique la municipalité. « On peut aussi s’appuyer sur la solidarité des habitants », ajoute le maire. Cette solidarité s’est « rapidement mise en place très rapidement après le sinistre », témoigne Myriam, une Pomasienne de 69 ans qui a tout perdu. « Je n’ai même pas eu le temps de fermer les fenêtres, la force du vent m’a happée, elle a tout embarqué », se souvient la retraitée.

Patrick, venu de la commune voisine de Limoux, compare : « Ça me fait penser à AZF, tout est soufflé. » Adam, également de Limoux, ajoute : « On se croirait en temps de guerre. » Les deux couvreurs proposent des bâches « pour recouvrir les toitures ». Alexy, 14 ans, a pris ses affaires : une fissure longue de quelques mètres condamne la façade de la maison de sa grand-mère, où il passe ses étés.

Reloger les sinistrés, priorité immédiate

« On a du boulot, on s’active, on travaille. Pomas va se relever », opine Marceau, habitant du village depuis toujours. Le maire précise : « Le centre d’accueil, improvisé dans la salle des fêtes, sera ouvert plusieurs jours. Il fermera quand tous les sinistrés seront relogés. » Carole Delga, présidente de la région Occitanie, doit se rendre sur place ce mercredi pour rencontrer les centaines de sinistrés.

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