Téléphones cachés dans du poulet : deux hommes jugés à Grasse
Téléphones dans du poulet : deux hommes jugés à Grasse

Deux hommes soupçonnés d’avoir livré des téléphones portables cachés dans des colis de poulet à la prison de Grasse

Ce lundi, deux prévenus ont comparu devant le tribunal correctionnel de Grasse pour avoir introduit des téléphones portables et des cartes SIM dans la prison de Grasse, dissimulés dans des colis de poulet destinés à la cuisine de l’établissement. L’affaire a mis en lumière un mode opératoire original : le matériel de communication était caché sous des barquettes de poulet, dans des caisses livrées par un camion de volailles.

Les faits : une découverte fortuite par les surveillants

Vendredi dernier, vers 8 heures, un agent de la brigade de la Porte d’entrée principale, chargé du contrôle des véhicules, a découvert les objets lors de l’arrivée d’un camion de livraison. Selon le syndicat Fojustice, « le tout était dissimulé dans des caisses de poulets ». Les surveillants ont eu un doute en apercevant un bout d’enveloppe plastique dépasser sous les contenants. En tirant dessus, ils ont mis au jour 14 téléphones portables, 14 chargeurs et 5 cartes SIM. Par ailleurs, deux autres téléphones ont été saisis au sein de la prison, dont un livré par drone dans la nuit de mardi à mercredi.

Les deux prévenus : un préparateur de commandes et un auxiliaire de cuisine

Les enquêteurs ont identifié deux hommes à chaque extrémité de la chaîne. N., préparateur de commandes pour une entreprise de volailles au MIN de Nice, est soupçonné d’avoir placé le matériel dans les préparations. Y., auxiliaire de cuisine à la maison d’arrêt de Grasse, est suspecté d’avoir réceptionné les colis. Les enquêteurs ont remonté jusqu’à Y. en mettant la main sur un téléphone retrouvé dans sa cellule. Ils ont également constaté que N. avait appelé quatre fois ce numéro, qui bornait à la prison de Grasse.

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Audience et décision du tribunal

Lors de l’audience, l’un des prévenus a demandé un délai pour préparer sa défense. Le procureur Anthony Carello a requis un maintien en détention pour éviter tout risque de récidive et de concertation frauduleuse, l’un des prévenus ayant refusé de nommer les commanditaires. Le tribunal correctionnel de Grasse, présidé par la juge Sabine Company, a suivi les réquisitions. L’affaire sera jugée au fond à la fin du mois de juillet prochain. Maître Myriam Houam, avocate de Y., a rappelé que « son client reste présumé innocent ».

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