Tirs aux Promelles : l'école rouvre le 29 juin, des titulaires assurent l'accueil
Tirs aux Promelles : l'école rouvre le 29 juin

L'école des Promelles rouvre le 29 juin après les tirs

Le lundi 29 juin, l'école élémentaire des Promelles à Alès devrait rouvrir avec son personnel habituel, a annoncé Christophe Mauny, directeur des services départementaux de l'Éducation nationale du Gard. Depuis les tirs survenus mardi 16 juin vers 15h30 à proximité de l'établissement, les enseignants et le personnel ont été placés en arrêt de travail jusqu'au 28 juin.

En attendant, des agents titulaires remplacent l'équipe et accueillent un nombre très limité d'enfants. Selon Christophe Mauny, « l'école n'est pas fermée. Si l'équipe a été mise en arrêt, des titulaires remplaçants accueillent le nombre minime d'enfants. » Mercredi 24 juin, deux enseignants assuraient l'accueil d'une quinzaine d'élèves.

Des mesures de sécurité renforcées

La mairie d'Alès a renforcé la surveillance du site. Christophe Rivenq, maire de la ville, précise la mise en place de rondes régulières de police municipale aux abords de l'école, une surveillance par caméra accrue autour de l'établissement, et la présence d'un personnel communal chargé d'accueillir les élèves. Il souligne néanmoins les limites de ses prérogatives : « Je ne gère pas l’intérieur de l’école. La situation incombe également à l’Éducation nationale et à l’État, qui doit prendre ses responsabilités. »

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La situation est réévaluée chaque matin par l'inspectrice académique Anne Martin, en présence de Christian Chambon, adjoint à l'éducation, devant les grilles de l'école.

Un climat d'appréhension dans le quartier

Dans le quartier des Promelles, où se trouve un point de deal, les parents redoutent une nouvelle escalade de violence. Beaucoup refusent d'envoyer leurs enfants à l'école, préférant les garder chez eux. Le centre social voisin tourne déjà au ralenti, à une semaine des grandes vacances d'été.

La mémoire collective est marquée par la mort tragique d'un enfant de 10 ans, tué lors d'une fusillade à Nîmes dans le quartier de Pissevin, dans la nuit du 21 au 22 août. Tous veulent éviter un tel drame, évoquant même la possibilité de déplacer l'école si les forces en présence ne parviennent pas à juguler cette violence.

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