Un voyage cauchemardesque pour 700 passagers du TGV Nice-Paris
Les passagers d'un TGV Inoui reliant Nice à Paris ont vécu une nuit particulièrement éprouvante après que leur train a heurté une personne sur les voies. L'incident, survenu près d'Aix-en-Provence, a entraîné un immobilisation de plus de huit heures dans un tunnel, plongeant les voyageurs dans une situation extrêmement difficile.
Le choc violent et l'arrêt brutal du train
Thomas, usager régulier de la SNCF qui se trouvait à bord, raconte avec précision le moment de l'impact. « On était à bord du train, on venait de passer Toulon et on se dirigeait vers Avignon. Le contrôleur était en train de vérifier nos billets lorsqu'il y a eu un gros bruit », explique-t-il. « J'étais à l'avant du train dans le deuxième wagon, on a vraiment ressenti le choc de façon très forte. J'ai cru que le train allait dérailler. Cela a freiné très fort et le train s'est arrêté ».
Une attente interminable et des procédures exceptionnelles
Les personnels de bord ont initialement annoncé une attente de deux heures, mais la réalité s'est avérée bien plus longue. « Les pompiers sont arrivés très rapidement mais l'officier de police judiciaire est arrivé plus tard », précise Thomas. Les policiers sont même venus dans les wagons pour interroger les passagers, cherchant à savoir si quelqu'un avait vu une personne courir à côté des voies après le choc.
Lorsqu'un tel accident se produit, la SNCF met en place une procédure particulière qui interrompt la circulation des trains dans les deux sens. Sur les lignes à grande vitesse, l'immobilisation dure généralement environ trois heures, mais cette fois-ci, l'attente a dépassé les cinq heures le temps que les policiers achèvent leur travail sur place.
« Le contrôleur nous a dit qu'il n'avait jamais vu ça »
Le témoignage de Thomas révèle l'ampleur exceptionnelle de la situation. « Le contrôleur nous a dit qu'il n'avait jamais vu ça », rapporte-t-il. Les annonces successives ont créé une confusion supplémentaire : « À minuit, le chef de bord nous a indiqué que nous allions repartir mais nous sommes repartis en direction de Marseille à 4h30 ».
Une communication relativement bonne malgré la situation
Contrairement à d'autres passagers, Thomas a estimé que la communication de la SNCF avait été relativement bonne dans ces circonstances difficiles. « Dès qu'ils avaient des informations, ils nous tenaient au courant, on a eu de l'eau… Il a fallu prendre son mal en patience », reconnaît-il.
L'arrivée à Marseille et le retour vers Paris
L'arrivée à la gare Saint-Charles de Marseille a créé une nouvelle difficulté. « 700 passagers sont sortis du train en même temps, ça a été la galère », décrit Thomas. Les informations contradictoires concernant les trains de remplacement ont compliqué la situation : « On nous a dit qu'on pouvait monter dans des trains, qu'il fallait réserver, payer d'avance, qu'on n'était pas sûrs d'être remboursés ».
Finalement, Thomas a choisi d'attendre que le TGV reparte à 8h45. « Ils ont distribué des couvertures, des kits pour manger. Et je suis arrivé à Paris à 12h05 ». Ce voyage qui aurait dû être simple s'est ainsi transformé en une épreuve de dix-neuf heures pour les passagers, marquant durablement leur expérience ferroviaire.



