Surgères : le restaurateur Grégory Segais dénonce un acharnement après des dégradations répétées
Surgères : acharnement contre un restaurateur après des dégradations

Surgères : le restaurateur Grégory Segais confronté à une série de dégradations malveillantes

C'est une bien mauvaise surprise qui attendait Grégory Segais, gérant du 645, ce samedi 14 février au matin. Les entrées de son établissement, situé au 49 rue Jean-Jaurès à Surgères, étaient totalement bloquées. Une ou plusieurs personnes avaient injecté du silicone dans les serrures de l'accès arrière, rendant toute ouverture impossible. « C'est de la méchanceté gratuite », déplore Grégory Segais, encore sous le choc de cette découverte.

Une succession d'actes malveillants

Malheureusement, cet événement n'est pas isolé. « Tout a commencé il y a quelques jours », explique le restaurateur de 34 ans. Dans la nuit de mardi à mercredi dernier, le commerce avait déjà été totalement obstrué par un imposant tas de terre et de gravats, condamnant l'accès aux personnes à mobilité réduite ainsi que l'entrée principale. Un antivol de vélo avait même été placé pour cadenasser les poignées de la porte vitrée, ajoutant à la difficulté d'accès.

Dans la nuit de vendredi à samedi, du silicone a été versé sur les serrures à l'arrière de la crêperie, complétant cette série d'actes destructeurs. Pour le gérant, qui a repris ce fonds de commerce à la mi-octobre 2025 et embauché un salarié, la situation devient invivable. « Il y a plusieurs plaintes déposées auprès de la gendarmerie de Surgères, ça prendra le temps que ça prendra, mais je ne lâcherai rien », assure-t-il avec détermination.

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Un sentiment d'acharnement et un contexte tendu

Si l'enquête de gendarmerie devra déterminer les auteurs de ces faits, Grégory Segais évoque un contexte tendu et un sentiment d'« acharnement » sur son établissement. Il suspecte une volonté délibérée de nuire à son activité, bien qu'aucun motif clair n'ait encore été identifié. Néanmoins, le gérant tient à signaler tout le soutien reçu par les habitants via les réseaux sociaux, un réconfort dans cette épreuve.

Avant les serrures bloquées, c'est un monticule de gravats qui a été déversé devant l'entrée et aussi à l'arrière du restaurant, créant des obstacles physiques importants. Ces actes répétés ont forcé une fermeture temporaire de l'établissement, perturbant gravement son fonctionnement.

Réouverture déterminée pour la Saint-Valentin

Malgré l'abattement initial et une fermeture forcée de quelques jours, le restaurateur a décidé de faire front. « Au vu de la situation, nous avons pris la décision de procéder nous-mêmes au déblayage », a-t-il annoncé à sa clientèle. Pelle en main, l'équipe a dégagé le parvis et rouvert pour la Saint-Valentin, démontrant une résilience remarquable.

« Nous sommes là et nous allons nous battre jusqu'au bout », martèle le gérant, refusant de céder à l'intimidation. Pour rattraper le manque à gagner de cette semaine agitée, le 645 compte bien rester ouvert quoi qu'il arrive. Une manière pour Grégory Segais de prouver que ces actes malveillants n'ont pas entamé sa volonté de régaler les Surgériens et de maintenir son activité dans la commune.

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