Retour mouvementé de Sérignanais bloqués à Bali par la guerre en Iran
Sérignanais bloqués à Bali par la guerre en Iran rentrent enfin

Un couple de Sérignan enfin de retour après un périple chaotique

Nathalie et Frédéric, résidents de Sérignan dans l'Hérault, peuvent enfin respirer. Installés dans le jardin de leur maison, ils viennent de vivre une semaine éprouvante de retard et d'incertitudes. "On devait rentrer le 2 mars, nous sommes finalement arrivés le 9. C'est une semaine de retard, mais on ne se plaint pas : nous sommes de retour à Sérignan !" confie le couple avec soulagement.

Un voyage en Asie transformé en cauchemar

Partis quelques semaines en Asie avec la compagnie Emirates, leur retour a été brutalement interrompu par la guerre en Iran. Bloqués à Bali, leur aventure ne faisait que commencer. La première étape consistait à quitter l'île indonésienne pour rejoindre Kuala-Lumpur en Malaisie.

"Notre vol Kuala-Lumpur-Dubaï avait été annulé plusieurs fois, alors on était méfiant", raconte Nathalie. Pour maximiser leurs chances de décoller, le couple a pris la décision d'acheter ses billets directement à l'aéroport de Bali, optant pour un départ le jour même.

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L'enfer des aéroports et des annulations en série

Arrivés à Kuala-Lumpur, les déboires se sont poursuivis. "Tout le monde était tendu. Le départ pour Dubaï était programmé pour 1h25, mais les annonces se sont succédé. Vol décalé à 3h du matin. À 2h30 : vol décalé à 6h", détaille Frédéric. Pire encore, leur correspondance pour Barcelone a été purement et simplement annulée.

Malgré tout, les Sérignanais ont embarqué pour Dubaï, où ils ont découvert une ambiance surréaliste. L'un des plus grands aéroports du monde était quasiment vide. Les passagers en transit, auxquels on demandait de ne pas s'approcher des fenêtres, étaient rassemblés dans une salle exiguë.

"Il y avait 500 personnes, face à seulement trois employés d'Emirates", poursuit Frédéric. "Finalement, au bout de quelques heures, on nous a donné un bon de transfert pour un hôtel en nous assurant que nous pourrions prendre un vol pour Barcelone le lendemain, à 3h."

Une promesse enfin tenue et des impressions contrastées

Cette fois, la promesse a été honorée. L'avion pour Barcelone était bondé, mais il a décollé. Le couple garde une impression mitigée de leurs presque 24 heures à Dubaï. "On n'a entendu aucune explosion, vu aucune colonne de fumée. Au contraire ça circulait sur les routes, et je me souviens de ces femmes qui prenaient un café en papotant assises à même le trottoir… La vie normale", témoigne Nathalie.

Un retour attendu pour des raisons médicales cruciales

Depuis son arrivée ce lundi, Nathalie, qui souffre d'un cancer et attendait impatiemment de poursuivre son traitement, enchaîne les rendez-vous médicaux. Elle se souvient du message qu'elle avait envoyé à la mairie de Sérignan depuis Bali pour expliquer sa situation particulière.

Le message avait transité par la préfecture, puis l'ambassade de France à Djakarta, où elle avait été inscrite sur une liste prioritaire. "Je ne sais pas si cela a joué directement, mais dès mon arrivée j'ai remercié les services municipaux", conclut la Sérignanaise, reconnaissante envers les autorités qui ont tenté de faciliter son retour.

Ce retour mouvementé illustre les difficultés rencontrées par les voyageurs pris au piège des conflits internationaux, et l'importance des réseaux de soutien dans ces situations critiques.

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