SR de Nîmes : des enquêteurs d'élite aux résultats exceptionnels
SR de Nîmes : l'élite des enquêteurs criminels

La section de recherches (SR) de Nîmes impressionne par l'efficacité de ses enquêtes criminelles. En quelques jours, ses équipes ont élucidé des affaires majeures, du meurtre d'une octogénaire au braquage d'une bijouterie. Décryptages et témoignages.

Des affaires résolues en un temps record

Les gendarmes de la SR de Nîmes se sont illustrés ces derniers mois dans des enquêtes à forte résonance publique. L'attaque à l'arme blanche d'une joggeuse à Vergèze a été résolue en quelques jours avec l'identification d'un suspect. L'assassinat d'une pharmacienne dans le Gard rhodanien le 11 septembre 2025 a connu une avancée décisive le 23 octobre, lorsqu'un suspect a été localisé et arrêté. De même, l'attaque et l'enlèvement d'un chef d'entreprise le 24 novembre 2025 (homejacking) ont été résolus en quelques semaines, avec plusieurs suspects interpellés. Le braquage d'une bijouterie à Pont-Saint-Esprit en avril 2026 a été résolu début juin 2026.

Le meurtre de l'octogénaire élucidé en cinq jours

Le 11 juin 2026, le meurtre épouvantable d'une octogénaire survient au Grau-du-Roi. Cinq jours plus tard, le 16 juin, la SR de Nîmes, appuyée par le groupement de gendarmerie du Gard, accumule suffisamment de preuves pour interpeller un mineur de 15 ans. Le suspect avoue en garde à vue et est mis en examen pour meurtre avec préméditation, puis écroué en attendant son procès devant la cour d'assises des mineurs. La procureure de la République de Nîmes, Cécile Gensac, a salué publiquement « la qualité et la célérité » du travail d'enquête.

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Des méthodes qui font la différence

« Ce sont des pitbulls, ils ne lâchent jamais une affaire », estime un spécialiste. Un observateur note que « la rigueur militaire fait la différence ». Un ancien commandant de la SR de Nîmes explique : « Dans une enquête judiciaire, le facteur chance joue à 70 %. Mais à la SR, il y a beaucoup moins de saisines de dossiers qu'en police judiciaire. Les gendarmes sont directeurs d'enquête, responsabilisés et garants de la bonne avancée des investigations. »

Connaissance du territoire et innovation

Un ancien patron de la SR souligne l'équilibre de l'unité : « À Nîmes, il y a un bon équilibre entre des enquêteurs qui sont là depuis un moment et qui connaissent bien les territoires et les personnes. Concrètement, on sait qui travaille sur le territoire. » La région est « ni trop vaste ni trop petite ». Un autre ancien commandant ajoute : « Nous faisons toujours preuve d'innovation. Quand une enquête a abouti grâce à une méthode, on ne la reproduit pas forcément pour la suivante. On innove tout le temps. Et dans le Sud, il y a un peu d'orgueil et de fierté de faire aboutir une affaire. »

Un modèle intégré

La SR de Nîmes travaille en étroite collaboration avec le groupement de gendarmerie du Gard. « Notre force, c'est que nous travaillons au sein d'un modèle intégré, explique un gradé. Ce n'est pas la SR ou le groupement qui est saisi, mais la Gendarmerie au sens large. Nous nous parlons pour adapter les moyens, sans attendre d'instructions. » Le commandement des SR de la région (Montpellier, Nîmes) est assuré par le commandant de région, qui peut ordonner des renforts, notamment de gendarmes mobiles pour les recherches.

Une succession de patrons emblématiques

Depuis le début des années 2000, la SR de Nîmes a été dirigée par plusieurs figures : le colonel Garcia, le colonel Dauzas, Rougeaux, Brisset, Devigny, Michel, Lacour, et aujourd'hui le colonel Capsié. Ces commandants ont marqué l'unité par leur professionnalisme et leur capacité à résoudre des affaires complexes.

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