Serveur lillois relaxé dans un trafic de cigarettes sans le savoir
Serveur lillois relaxé dans trafic de cigarettes

Le trafic de contrebande de cigarettes jugé à Alès cette semaine se solde par de lourdes peines de prison et d'amende. Mais un prévenu, arrêté dans le même hôtel que les autres convoyeurs, est totalement relaxé. Me Karim Derbal le défendait.

Ce mercredi 6 mai, après les délibérations du tribunal d'Alès dans l'affaire du tentaculaire trafic de cigarettes en bande organisée, les peines de prison et les amendes pleuvent. Mais parmi eux, l'un des prévenus a été totalement relaxé des faits d'accusation. Défendu par Me Karim Derbal, cet homme a pourtant été attrapé avec d'autres convoyeurs.

Un garçon de café lillois

C'est l'histoire d'une anomalie. Lors des arrestations des convoyeurs en octobre 2024, on trouve le prévenu dans le même hôtel que les autres et, dans sa chambre, les clefs de la voiture qui participait à un convoi. "Je ne connais personne ici, je n'ai jamais rien vendu", répète plusieurs fois le trentenaire. Et l'enquête semble lui donner raison. Il n'apparaît sur aucun échange téléphonique, dans aucun convoi précédent. Les enquêteurs, pourtant en filature pendant des mois, ne l'ont jamais vu.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Habitué de l'application de covoiturage BlablaCar, le trentenaire est en fait serveur dans un café à Lille. Et tard ce soir-là, il rencontre l'un des convoyeurs. Ayant perdu son permis, ce dernier lui propose, sans lui dire l'envers du décor, de descendre avec lui dans le Sud. Il est tard, il n'y a aucune autre possibilité rapide. Bénéfice pour le jeune, qui y a de la famille, notamment un grand-père dans le Gard. L'homme prend ainsi le volant, le convoyeur sur la place passager. Suivant ses indications, il retrouve ainsi les autres convoyeurs dans un hôtel à Arles. Propos appuyés par ce même mis en cause.

La défense de Me Karim Derbal

En défense, Me Karim Derbal résume : "Ils arrivent à l'hôtel pour se reposer. Objectivement aucun autre élément ne le relie au dossier. Les deux hommes n'ont aucun lien de parenté. Et même s'il a aidé à transporter ces marchandises malgré lui, encore fallait-il qu'il le sache. Au mauvais endroit, au mauvais moment". En l'absence de preuves concrètes, le trentenaire est relaxé au bénéfice du doute.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale