Révélations sur des tirs tendus interdits
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, a réagi ce dimanche aux informations révélées par Libération concernant l'utilisation de tirs tendus par les gendarmes lors des manifestations à Sainte-Soline. Selon le journal, ces tirs, pourtant interdits par la loi, auraient été employés à plusieurs reprises contre des manifestants.
La position de Laurent Nunez
Interrogé sur ces révélations, Laurent Nunez a maintenu que la réponse des forces de l'ordre était « appropriée » face à des « violences inacceptables ». Il a souligné que les gendarmes avaient agi dans le cadre de leur mission de maintien de l'ordre, tout en rappelant que toute utilisation de la force devait être proportionnée.
Des accusations contestées
Le ministre a toutefois contesté les conclusions de l'enquête, affirmant que les tirs tendus n'avaient pas été utilisés de manière systématique. Il a également annoncé qu'une inspection serait menée pour vérifier les faits.
Les organisations de défense des droits humains ont dénoncé ces déclarations, estimant qu'elles banalisent des pratiques illégales. Plusieurs députés de l'opposition ont réclamé la création d'une commission d'enquête parlementaire.
Contexte des manifestations
Les rassemblements à Sainte-Soline, dans les Deux-Sèvres, visaient à protester contre les mégabassines, des réserves d'eau destinées à l'irrigation agricole. Ces manifestations ont été marquées par des affrontements violents entre manifestants et forces de l'ordre.
Les révélations de Libération ont relancé le débat sur les méthodes employées par les gendarmes lors des opérations de maintien de l'ordre. Le gouvernement se retrouve sous pression pour clarifier les règles d'engagement des forces de l'ordre.



