Dans une interview diffusée le vendredi 3 juillet 2026 sur la chaîne YouTube de Sam Zirah, l'éditorialiste politique de France Télévisions Nathalie Saint-Cricq est revenue sur la polémique née de sa formule « Alias Benito », prononcée à l'antenne lors de la soirée du premier tour des élections municipales. Elle attribue l'incident à des micros restés ouverts et raconte avoir immédiatement présenté ses excuses à Éric Ciotti.
Une blague privée devenue polémique nationale
La séquence remonte au dimanche 15 mars 2026, en pleine soirée électorale. Alors que le plateau de France Télévisions bascule vers un duplex avec Nice, l'éditorialiste confie avoir lâché cette remarque à voix basse, pensant ne pas être entendue. « Il était je ne sais pas quelle heure et je jacassais avec mon camarade Brice Teinturier, la présentatrice annonce : nous allons rejoindre Éric Ciotti à Nice. Je me penche vers lui, la main devant la bouche, et je dis : “Alias… Benito” », raconte-t-elle.
L'éditorialiste politique de France Télévisions assure qu'il s'agissait d'une plaisanterie privée, destinée uniquement à son interlocuteur. « Je ne voulais faire en aucun cas un édito, juste une blague pour faire rire Brice Teinturier. » Selon elle, la situation lui échappe au moment du passage en direct. Pensant que les micros étaient coupés lors du duplex, elle affirme n'avoir compris que trop tard que la séquence avait été captée. « Ce n'est pas en régie qu'on m'a prévenue, c'est un ami chez lui qui m'a envoyé un message : “Fais attention, je crois que vos micros sont ouverts.” »
Excuses immédiates et suspension de l'antenne
La diffusion de la séquence déclenche rapidement une polémique sur les réseaux sociaux. Nathalie Saint-Cricq dit alors avoir réagi immédiatement. « Je me suis excusée dès que j'ai pu, j'ai envoyé un SMS à Éric Ciotti en lui disant que ce n'était pas une opinion mais une blague, certes de mauvais goût », explique-t-elle. L'intéressé, devenu maire une semaine plus tard, aurait répondu : « Ça m'étonnait de vous », tout en exprimant son mécontentement.
La séquence, largement relayée sur les réseaux sociaux, avait conduit à la suspension de la journaliste de l'antenne de France Télévisions pour le second tour des municipales, le 16 mars 2026. « J'ai regardé le second tour avec mon chat sur mon canapé. J'ai été punie, mais c'est la vie. J'aurais dû me maîtriser. »
Réponse aux critiques politiques
Elle répond par ailleurs aux critiques formulées par le conseiller régional Rassemblement National Andréa Kotarac, qui l'avait qualifiée de « petite Staline médiatique ». Nathalie Saint-Cricq rejette fermement cette accusation, estimant qu'elle relève d'une lecture politique erronée de ses propos. « Il a considéré que je faisais partie de cette espèce de gauche bien-pensante qui pousse au hurlement de fascisme dès qu'on parle de quelqu'un de droite. Ce n'est absolument pas le cas. “Benito”, c'est pour un truc physique », affirme-t-elle.
Réconciliation publique à Nice
Au moment des faits, Éric Ciotti avait réagi sur le plateau de Cyril Hanouna pour calmer le jeu. « Je connais bien Nathalie Saint-Cricq, et objectivement, comme vous, j'ai toujours eu des relations cordiales avec elle. Je ne sais pas si c'est un trait d'humour… Elle s'est excusée à l'antenne, elle s'est excusée auprès de moi », avait-il déclaré, avant d'ajouter : « Delphine Ernotte m'a appelé ce matin pour s'excuser, le directeur de l'information Philippe Corbé aussi. Donc, on passe l'éponge. »
Le 29 mai 2026, Nathalie Saint-Cricq et Éric Ciotti se sont retrouvés pour une poignée de main cordiale à l'occasion du Festival du Livre de Nice. Le maire de l'Union des droites républicaines avait posté sur ses réseaux sociaux : « Bienvenue à Nice Nathalie Saint-Cricq ! Sans rancune. »



