Ce lundi 17 août, à 9 h, au stade municipal Edmond-Devillers, la mairie de Saint-Affrique organise une cérémonie à la mémoire d’Edmond Devillers, ancien joueur du SSA, de Maurice Ethève, d’Albert Thévenon et de Marcel Delaire. Ces quatre hommes, membres de la résistance saint-affricaine, ont été « massés à la mitrailleuse » le 17 août 1944 en fin d’après-midi, avec vingt-six autres Français. Les exécutions ont eu lieu sur la butte de tir de Saint-Radegonde, à côté de Rodez, par un détachement SS de la Luftwaffe, venu d’Albi.
Les victimes : des profils variés
Les deux plus âgés, Edmond Devillers et Maurice Ethève, étaient ingénieurs à Sorgue-et-Tarn. Devillers appartenait à l’Armée secrète (AS), tandis qu’Ethève était membre des Francs-Tireurs Partisans. Ils avaient leurs familles à Saint-Affrique et à Villefranche-de-Panat.
Les deux plus jeunes étaient réfractaires au Service du travail obligatoire depuis le printemps 1943. Albert Thévenon, venu de l’Isère, et Marcel Delaire, de la région parisienne, avaient intégré la Résistance (AS) sous le commandement de Léon Freychet, chef départemental de l’AS et co-directeur des Caves de Roquefort.
Arrestations et incarcération
Le 15 juin 1944, à Saint-Victor-et-Melvieu, leur liberté prend fin. Arrêtés, ils sont emprisonnés à la caserne Burloup, où les rejoignent Devillers et Ethève, interpellés le 8 août à la Primaube. La cérémonie de ce lundi vise à honorer leur mémoire et à rappeler leur sacrifice.



