L'affiche d'un film d'horreur, représentant une enfant momifiée de manière très réaliste, a été interdite au Royaume-Uni après une série de plaintes. Le visuel, jugé choquant et inapproprié, a été retiré des rues et des transports publics.
Une campagne publicitaire controversée
La société de production, dont le nom n'a pas été divulgué, avait lancé une campagne d'affichage pour promouvoir son nouveau long-métrage d'horreur. L'image montrait une jeune fille, les yeux fermés, enveloppée dans des bandelettes, évoquant une momie. Le réalisme de l'affiche a rapidement suscité l'émoi parmi les passants et les usagers des transports.
Selon les autorités locales, plus de 200 plaintes ont été enregistrées en moins de 48 heures. Les plaignants dénonçaient un visuel « traumatisant », notamment pour les enfants. Certains ont également évoqué un manque de respect envers les défunts, la momification étant une pratique funéraire ancienne.
Une décision rapide des autorités
Face à cette vague de mécontentement, l'autorité de régulation de la publicité (Advertising Standards Authority) a ordonné le retrait immédiat des affiches. Dans un communiqué, l'organisme a indiqué que « cette publicité était susceptible de provoquer une détresse grave et injustifiée ».
La société de production a obtempéré, mais a exprimé sa déception. Un porte-parole a déclaré : « Nous avons conçu cette affiche pour intriguer et effrayer, dans l'esprit du film. Nous sommes surpris par la réaction, mais nous respectons la décision. » Le film, dont la sortie est prévue pour octobre, reste programmé dans les salles.
Un précédent dans l'industrie du cinéma
Ce n'est pas la première fois qu'une affiche de film d'horreur est censurée au Royaume-Uni. En 2019, une campagne pour le film « Midsommar » avait été interdite pour des images trop violentes. Les experts en marketing notent que les studios doivent désormais faire preuve de prudence, en particulier dans l'espace public.
« Les affiches sont vues par tous, y compris les enfants, et les marques doivent prendre en compte la sensibilité du public », explique Sarah Jenkins, professeure de marketing à l'Université de Manchester. « Le réalisme accru des visuels modernes rend la frontière entre fiction et réalité plus floue, ce qui augmente le risque de réactions négatives. »
Impact sur la promotion du film
Cette interdiction pourrait avoir un impact sur la stratégie promotionnelle du film. Les studios devront recourir à des visuels moins provocateurs, ou se tourner vers des canaux plus ciblés, comme les réseaux sociaux ou les cinémas eux-mêmes. Certains analystes estiment que cette controverse pourrait, paradoxalement, attirer davantage l'attention sur le long-métrage.
En attendant, les affiches ont été remplacées par des visuels alternatifs, plus sobres, représentant simplement le titre du film sur fond sombre. Les autorités locales ont salué la coopération rapide de la société de production, évitant ainsi une escalade juridique.



