Rhône : un homme mis en examen pour viols sur 34 enfants de 3 à 9 ans
Rhône : 34 enfants victimes de viols, un homme mis en examen

Un homme d'une quarantaine d'années a été mis en examen le 10 avril 2026 pour viols et agressions sexuelles sur 34 enfants âgés de 3 à 9 ans, dans le village de Lucenay (Rhône), au nord de Lyon. Cette affaire, révélée par une enquête du journal Le Monde, a été confirmée par le parquet de Villefranche-sur-Saône. Les faits se sont déroulés entre 2020 et 2024 au domicile familial du suspect, situé au cœur du Beaujolais.

Des victimes ciblées lors de fêtes d'enfants

Selon le parquet, 34 victimes âgées de trois à neuf ans ont été recensées. Le suspect, père d'un garçon et d'une fille scolarisés dans la même école que ses victimes, organisait des anniversaires et des soirées pyjamas à son domicile. Il profitait de ces occasions pour agresser sexuellement les enfants, qu'il filmait à l'aide de son téléphone ou d'une caméra cachée dans un réveil. Les gendarmes ont retrouvé près de 330 photos et vidéos des viols et agressions, montrant les enfants éveillés ou endormis.

Un mode opératoire méthodique

L'enquête du Monde précise que le suspect a imposé des viols ou des actes sexuels à au moins 23 victimes, et les a toutes filmées dénudées. Il justifiait ses actes en affirmant vouloir offrir « une belle enfance » aux enfants. Les vidéos montrent que les enfants, qu'ils soient éveillés ou endormis, n'opposaient aucune résistance, ce qui a soulevé la question d'une possible soumission chimique. Le suspect consommait régulièrement des somnifères et du CBD, et en possédait chez lui.

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Un profil psychologique inquiétant

Le mis en examen, régisseur de cinéma, a été décrit par un expert psychiatrique comme présentant une « dangerosité criminologique » et une « déviance pédophilique caractérisée ». Il était également violent psychologiquement envers son épouse, qui le qualifie de « très manipulateur ». Arrêté en décembre 2024, il a tenté de mettre fin à ses jours en 2025, laissant une lettre dans laquelle il déclare : « Je pense être né comme ça, je n'ai pas choisi d'aimer les trop jeunes garçons. » Après avoir été hospitalisé en psychiatrie, il a reconnu les faits et accepté un traitement de castration chimique.

Des faits qui interrogent sur la soumission chimique

Le comportement du suspect, qui occultait les yeux des enfants ou profitait de leur sommeil, a conduit les enquêteurs à s'interroger sur une possible soumission chimique, à l'instar de l'affaire des viols de Mazan. Si les vidéos montrent des signes d'opposition chez certains enfants éveillés, l'absence de réaction chez d'autres reste troublante. L'affaire a été révélée après que trois élèves de CM1 ont alerté leurs parents des agressions subies, entraînant le dépôt de plaintes.

Le suspect, déjà mis en examen en janvier 2025 pour des faits similaires, est actuellement en détention provisoire. La procureure Laeticia Francart a précisé que « tous les mineurs ne sont pas victimes des mêmes infractions ». L'enquête se poursuit pour identifier d'éventuelles autres victimes.

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