Le vendredi 21 août, à 6 h 00, les gendarmes du PSIG de Mende, appuyés par l'équipe cynophile, ont interpellé à son domicile un homme de Mende qui avait refusé d'obtempérer lors d'un contrôle routier le dimanche 9 août. Présenté au parquet de Mende à 10 h 30 le même jour, il a vu son sursis de 11 mois révoqué et a été placé en maison d'arrêt dans l'attente de son jugement pour refus d'obtempérer et mise en danger de la vie d'autrui.
Un contrôle de routine qui dégénère
Le dimanche 9 août, aux alentours de 19 h, la brigade motorisée de Mende, de retour de Langogne, rejoignait sa caserne à l'entrée de Mende, près du quartier Fontanilles. Les motocyclistes ont alors constaté que le conducteur d'une Citroën C4 circulait sans ceinture de sécurité et ont décidé de procéder à un contrôle.
Le conducteur a refusé d'obtempérer aux injonctions des gendarmes et s'est engagé dans une fuite dangereuse, s'affranchissant totalement du code de la route. Il a circulé à gauche, franchi des lignes continues et atteint des vitesses excessives, jusqu'à 180 km/h, obligeant les véhicules croisés à se garer en urgence sur le bas-côté.
L'enquête révèle une annulation du permis
Les trois motocyclistes, ne pouvant intercepter le véhicule en sécurité, ont décidé de renoncer à la poursuite dans la commune de Serverette, non sans avoir recueilli les éléments d'identification du conducteur. L'enquête de la gendarmerie nationale a permis de déterminer que le conducteur circulait malgré une annulation judiciaire de son permis de conduire.
Le vendredi 21 août, à 6 h 00, une colonne de gendarmes du PSIG de Mende, spécialisé en intervention, appuyée par l'équipe cynophile et son chien de défense, a interpellé le conducteur à son domicile. Ce dernier a tenté de se débarrasser de son cannabis par la fenêtre.
Une incarcération immédiate
Présenté au parquet de Mende à 10 h 30 le même jour, le conducteur a vu son sursis de 11 mois révoqué. Il a été placé en maison d'arrêt dans l'attente de son jugement pour refus d'obtempérer et mise en danger de la vie d'autrui.
Cette affaire illustre la détermination des forces de l'ordre à poursuivre les auteurs de refus d'obtempérer, même lorsque la poursuite immédiate est abandonnée pour des raisons de sécurité. Le placement en détention provisoire vise à prévenir toute récidive et à garantir la présence de l'intéressé lors de son procès.



