Une tragédie survenue lors d'une randonnée nocturne en Lozère
Un drame poignant s'est déroulé dans la nuit du samedi 21 au dimanche 22 février 2026 sur la commune de Saint-Étienne-du-Valdonnez, dans le département de la Lozère. Une randonneuse âgée de 84 ans a été retrouvée sans vie après avoir succombé à une hypothermie avancée, à seulement deux kilomètres de son domicile.
Une opération de secours d'envergure mobilisée
Dès samedi 21 février vers 23 heures, un important dispositif de recherche a été déployé suite au signalement de la disparition par la famille de la victime. Les forces de l'ordre, incluant des gendarmes spécialisés, ont immédiatement pris les choses en main. Ils ont été épaulés par un maître-chien venu spécialement du département voisin du Gard, ainsi que par des pompiers expérimentés et une équipe du Grimp (Groupe de reconnaissance et d'intervention en milieu périlleux).
L'hélicoptère Dragon 34, équipé d'une technologie de vision nocturne de pointe, a également été engagé pour quadriller la zone dans des conditions de visibilité réduite. Cette mobilisation exceptionnelle témoigne de l'urgence de la situation et de la détermination des secouristes à retrouver la randonneuse le plus rapidement possible.
Une découverte tragique en pleine nuit
Vers 1 heure 30 du matin, après plusieurs heures de recherches intensives, les gendarmes accompagnés du chien pisteur ont finalement localisé la femme. Elle se trouvait à proximité du hameau des Laubies, sur le territoire de Saint-Étienne-du-Valdonnez, dans un état d'hypothermie déjà très avancé.
Malgré les efforts déployés par toutes les unités présentes sur place, les secours n'ont malheureusement pas pu sauver la victime. La commandante du groupement de la gendarmerie, Marie-Béatrice Tonanny, a tenu à saluer le travail remarquable accompli par ses équipes tout en exprimant son profond regret : "Les gendarmes ont fait un travail formidable, malheureusement, ils n'ont pas pu sauver la randonneuse".
Les circonstances encore à éclaircir
Les enquêteurs tentent désormais de reconstituer le déroulement des événements qui ont conduit cette octogénaire à se retrouver isolée en pleine nuit, si près de chez elle. Plusieurs questions demeurent en suspens :
- Quel itinéraire précis avait-elle emprunté ?
- À quel moment exact s'est-elle égarée ?
- Quelles conditions météorologiques régnaient sur place ?
- Était-elle équipée pour une randonnée nocturne ?
Cette tragédie rappelle avec acuité les dangers potentiels de la randonnée, particulièrement pour les personnes âgées et lorsque les conditions deviennent défavorables. Elle souligne également l'importance des précautions élémentaires et de la préparation adaptée à toute sortie en milieu naturel, même à proximité immédiate du domicile.



