Rallye des Camisards : Habouzit s'impose dans la confusion
Rallye des Camisards : Habouzit s'impose dans la confusion

Thibault Habouzit, copiloté par Valentin Augé, a remporté samedi 19 septembre le Rallye des Camisards pour la quatrième fois, au volant d'une Skoda Fabia. La course, longtemps indécise, a été perturbée par des incidents extérieurs ayant conduit à l'annulation du dernier tour de l'épreuve moderne.

Une fin de course mouvementée

Le succès populaire de l'événement, qui s'élançait de Saint-Jean-du-Gard, a été terni par des événements extérieurs. La direction de course a dû faire évacuer par ambulance des spectateurs puis un habitant de Lasalle, tous victimes de malaises. Ces évacuations, impératives, ont arrêté le rallye pendant un temps, dans un village à la rue principale étroite. Deux sorties de route sans gravité se sont ajoutées, portant le retard sur l'horaire prévu à près de deux heures.

À 17 heures, la direction de course a décidé de faire rouler les 29 voitures engagées dans l'épreuve Historique et d'arrêter les modernes après deux tours. « L'autorisation préfectorale courant jusqu'à 18 heures, il était impossible de faire passer les quelque 150 concurrents restants », précisait la direction de course. Seuls les Historiques ont eu droit à un troisième tour.

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Une bataille acharnée en tête

Dans la course des modernes, une superbe empoignade a opposé les Rally2 de l'Auvergnat Habouzit, de l'Héraultais Kévin Constanty (tous deux sur Skoda) et du local Dorian Nicolas (C3). L'issue de la victoire est restée longtemps incertaine. En signant les deux meilleurs temps du premier tour, Dorian Nicolas pointait avec 5 dixièmes d'avance sur Thibaut Habouzit, mais il crevait dans Lasalle, chutant à 33 secondes du leader.

« Je n'ai jamais senti un choc, mais en passant le Col du Mercou, l'auto flottait et j'ai compris que j'avais crevé », expliquait Nicolas, qui signait le dernier scratch de la journée, reprenant à Yohan Rossel (Porsche 991 Cup 3,8 l) la troisième marche du podium.

Des performances notables

À la deuxième place, l'Héraultais Kévin Constanty et l'Alésien Mathieu Maurin pointent à 12 secondes du vainqueur, soit à 3 dixièmes au kilomètre. Une très belle performance pour une première avec une Skoda RS Rally2 qui remplace sa Citroën C3, une auto qu'il doit encore découvrir après six mois d'arrêt de compétition.

Le Saint-Jeannais Yohan Rossel, intraitable en GT+ face à un Mathieu Fassio (Alpine GT) très incisif, a terminé à la 4e place. « J'avais fait un pari avec mon futur cousin, Guillaume Rey, qui était mon copilote ici, en lui disant que s'il se décidait à épouser ma cousine, je lui faisais faire un rallye à mes côtés… » a-t-il confié. Mathieu Fassio accroche une belle 5e place devant l'Alpine GT+ de Grégory Fontalba.

Dans la suite du classement, Alan Tribouillois est 8e pour une première avec la Clio R3 paternelle. Il précède son frère Warren, vainqueur en Rally4, un moment devancé par Marius Nicolas, qui a calé sur la ligne de départ de l'ES4 et a finalement terminé 3e. Bastien Leborne et Mathilde Amiel (Renault Clio RS Line) se sont nettement imposés en FRC5.

Victoires et perspectives

Parmi les victoires notables des Gardois : Ludovic Malhautier (106) en F213, Guillaume Périer (208) en R2, Bastien Leborne (Clio 5) en FR5, Roger Merle (Saxo) en A6, Yann Saumade (206) en A7. Dans le rallye Historique, Julien Saunier, malgré un tête-à-queue (ES3), a nettement dominé face à la Corolla WRC du Catalan Richard Génesca (à 27 secondes) et la M3 de Stéphan Césari (à 1 minute 22 secondes).

Il restera aux organisateurs à envisager des solutions futures pour que ces incidents ne se reproduisent pas, tandis que les concurrents et spectateurs attendent déjà la prochaine édition.

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