Au procès d'ultradroite, deux jeunes racontent leur radicalisation violente
Procès ultradroite : deux jeunes racontent leur radicalisation

Depuis le 24 juin 2026, sept individus affiliés à la mouvance d'ultradroite comparaissent devant la 16e chambre du tribunal correctionnel de Paris, spécialisée dans les affaires de terrorisme. Ils sont accusés de trafic d'armes et d'association de malfaiteurs terroristes. Parmi eux, deux anciens militaires et cinq jeunes âgés de 22 à 25 ans. À la barre, Emilien K. et Hisham L. ont raconté leur dérive dans une idéologie violente et haineuse, évoquant une éducation baignée dans les références à Pétain et au IIIᵉ Reich.

Des signes néonazis exposés au tribunal

Lors de l'audience, la présidente du tribunal a projeté sur écran un drapeau rouge orné d'une croix gammée noire, contrastant avec le style épuré de la salle d'audience en bois, verre et blanc. Une photo d'un jeune garçon, crâne rasé, masque militaire et salut nazi, a également été montrée. Interpellé, Hisham L. a répondu : « Ce que vous montrez relève du privé », avant d'expliquer qu'il s'était rasé la tête pour ressembler aux skinheads, « des militants radicaux », car il « recherchait une identité ».

Un parcours de radicalisation précoce

Emilien K. et Hisham L. ont décrit comment ils ont grandi avec Pétain et le IIIᵉ Reich pour références, ce qui a structuré leur imaginaire. « Quand on grandit avec Pétain et le IIIᵉ Reich pour références, ça structure l'imaginaire », a déclaré l'un d'eux à la barre. Ils ont raconté leur plongée dans une idéologie violente, marquée par la haine et la recherche d'une identité radicale. Le procès, qui se tient depuis le 24 juin, doit déterminer leur degré d'implication dans un réseau de trafic d'armes et de préparation d'actions violentes.

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Des accusations graves

Les sept prévenus sont poursuivis pour trafic d'armes et association de malfaiteurs terroristes. Selon l'accusation, ils auraient cherché à se procurer des armes pour commettre des actes violents. Les débats ont mis en lumière la porosité entre la mouvance d'ultradroite et des cercles militaires, avec deux anciens militaires parmi les accusés. Le procès doit se poursuivre dans les prochains jours, avec l'audition d'autres témoins et experts.

Un contexte de montée des extrêmes

Ce procès intervient dans un contexte de vigilance accrue face à la montée des violences d'ultradroite en France. En mai 2025, un défilé néonazi avait eu lieu à Paris, illustrant la persistance de ces mouvances. Les associations antiracistes et les autorités appellent à une réponse ferme pour endiguer la radicalisation violente. Le verdict est attendu dans les semaines à venir.

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