Procès d’un animateur parisien pour agressions sexuelles sur des élèves de maternelle
Procès d’un animateur pour agressions sexuelles sur des enfants

Un animateur de 36 ans comparaît mardi devant le tribunal correctionnel de Paris pour des agressions sexuelles sur des élèves de maternelle dans le XIe arrondissement. Ce procès, public, est le premier depuis que les violences sexuelles dans le périscolaire sont devenues un sujet brûlant dans la capitale. Le collectif #MeTooEcole a appelé à manifester devant le tribunal.

Les faits reprochés

David G., 36 ans, est poursuivi pour agressions sexuelles sur cinq enfants et harcèlement sexuel envers deux collègues animatrices, entre septembre 2024 et avril 2025. Quatre autres familles l’accusent également via citation directe. L’affaire a été signalée en avril 2025 par le directeur de l’école maternelle Alphonse-Baudin, après que des parents se sont inquiétés du comportement de leur enfant.

Enquête et témoignages

La ville de Paris a suspendu l’animateur, qui n’a pas été réintégré. L’enquête de la brigade de protection des mineurs a recueilli des témoignages d’enfants décrivant des attouchements sur leur « zézette » ou « zizi ». Plusieurs parents ont noté des changements de comportement. Aucun adulte n’a vu de gestes sexuels, mais les avocates des parties civiles estiment que « neuf enfants qui ne se connaissent pas ne peuvent inventer de telles scènes ».

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Défense et conséquences

David G., journaliste freelance, a nié les faits en garde à vue, reconnaissant seulement des infractions à la charte de l’animateur. Sans antécédent, il encourt dix ans de prison et 150 000 euros d’amende. Son avocat n’a pas commenté.

Contexte plus large

Le parquet de Paris enquête sur des violences dans 84 écoles maternelles, une vingtaine d’élémentaires et une dizaine de crèches. Trois autres procès sont prévus d’ici septembre. Depuis 2026, 78 agents ont été suspendus, dont 31 pour suspicions de violences sexuelles. Le maire Emmanuel Grégoire évoque un caractère « systémique ». Plusieurs centaines d’animateurs ont manifesté contre un « climat de suspicion généralisée ». Le garde des Sceaux Gérald Darmanin a envoyé une circulaire exigeant que chaque signalement soit traité.

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