Le prince Harry, Elton John, Liz Hurley et d'autres célébrités ont été condamnés ce vendredi par un juge britannique à verser une indemnité de 9,5 millions de livres (11 millions d'euros) à Associated Newspapers Limited (ANL), l'éditeur du Daily Mail. Cette décision fait suite à leur défaite en justice début juillet, lorsqu'ils n'avaient pas réussi à prouver que le tabloïd avait intercepté leurs messages vocaux ou écouté leurs conversations téléphoniques pour nourrir une cinquantaine d'articles publiés entre 1993 et 2018.
Une « victoire pour le Mail »
L'indemnisation réclamée par ANL doit couvrir une grande partie des 34,5 millions de livres (40 millions d'euros) que le groupe affirme avoir dépensés pendant les quatre années de procédure. Le groupe exige également un premier versement sous deux semaines. Le montant total de l'indemnité sera fixé ultérieurement par la justice.
Un porte-parole d'Associated Newspapers Limited s'est réjoui d'une « victoire éclatante pour le Mail et son journalisme ». « La vérité est que ces accusations scandaleuses n'auraient jamais dû être portées », a-t-il ajouté.
Un jugement « incohérent »
À l'issue du procès début juillet, le prince Harry avait dénoncé un jugement « incohérent » et « choquant ». Le fils de Charles III et les autres célébrités ont souscrit une assurance couvrant jusqu'à 16,2 millions de livres (19 millions d'euros) de frais, selon les conclusions écrites de leur avocat Nicholas Bacon.
Cette condamnation marque un tournant financier dans ce long combat judiciaire. Les plaignants devront s'acquitter de cette somme, qui s'ajoute aux frais déjà engagés. La décision du juge britannique confirme la position d'ANL, qui avait toujours nié les accusations de piratage téléphonique. L'affaire pourrait avoir des répercussions sur d'autres procédures similaires intentées par des personnalités contre la presse britannique.



