« Mon fils était vraiment un bon garçon. Je ne comprends pas pourquoi tant de haine […] Il ne s’est jamais battu de sa vie. » Près d’une semaine après le lynchage à mort de son fils de 17 ans, le père de Louis, Nicolas Hervé, s’est exprimé au micro de BFMTV.
Un père brisé par le silence des institutions
Le père de famille a confié sa peine et le vide immense laissé par son fils, mais aussi son incompréhension face au silence des institutions. « Il devait se sentir coupable, il ne m’a jamais rien dit », a-t-il déclaré, en référence aux violences que son fils subissait.
Placé depuis deux mois dans un foyer à Narbonne, l’adolescent avait porté plainte en mai pour des violences. Une démarche dont son père affirme n’avoir jamais été informé. « Je ne comprends pas pourquoi on ne m’a pas dit que mon fils était harcelé, sinon je lui aurais dit de rester dans le foyer », a déploré Nicolas Hervé.
Un drame filmé et diffusé sur les réseaux sociaux
Louis, 17 ans, a été laissé agonisant le 19 juin après avoir été battu à mort par cinq jeunes qu’il connaissait et qui ont publié les images de leur crime sur les réseaux sociaux. Le jeune homme est décédé quatre jours plus tard à l’hôpital de Perpignan.
« Mon fils était un gentil garçon, il faisait de la guitare, je l’amenais souvent à la pêche avec moi », se souvient son père. « Il faisait de la musique tout le temps, ça l’a toujours canalisé. »
Une information judiciaire en cours
Cinq jeunes, dont trois mineurs, ont été interpellés, mis en examen pour assassinat et placés en détention provisoire. Le procureur de Narbonne a affirmé que le crime n’avait « aucun lien avec un motif d’ordre racial ».
Par ailleurs, le père de famille n’aurait appris la nouvelle de l’hospitalisation de son fils qu’à 17h, alors que Louis avait été retrouvé inconscient à 9h du matin. Un délai qu’il juge inacceptable.



