Un père découvre le décès de son fils SDF quatre mois après et doit payer 3.800 euros
Père découvre décès de son fils SDF tardivement, facturé 3.800€

Un père confronté à une facture de 3.800 euros après le décès tardivement connu de son fils SDF

Ange, âgé de 39 ans, était sans domicile fixe et vivait dans la région de Bordeaux. Il est malheureusement décédé en avril 2025 à Bouliac, mais son père n'a été informé de cette tragédie que quatre mois plus tard, en septembre 2025, selon les informations rapportées par ICI Belfort-Montbéliard. Le père affirme avec émotion qu'aucune autorité ne l'a contacté après la mort de son fils, laissant la famille dans l'ignorance pendant une période douloureuse.

Une facture inattendue et un conflit avec le CHU de Bordeaux

À présent, le CHU de Bordeaux réclame au père la somme de 3.800 euros au titre des frais de conservation du corps. Depuis cinq mois, un conflit oppose le père à l'établissement hospitalier concernant le règlement de cette facture. Le père explique qu'il se serait déplacé immédiatement pour prendre en charge les démarches funéraires s'il avait été prévenu en temps voulu, évitant ainsi ces coûts supplémentaires.

Le CHU, dans un communiqué consulté par 20 Minutes, exprime sa compréhension face à l'émotion suscitée par cette situation. Cependant, l'établissement souligne qu'il n'a ni la responsabilité ni la compétence de rechercher les familles des personnes décédées. Cette mission relève d'autres autorités, selon le cadre légal en vigueur. Le défunt vivait dans une grande précarité et n'avait pas de contacts réguliers avec sa famille, ce qui a compliqué la communication.

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Les circonstances de la découverte du décès

Ce sont finalement des propos de proches d'Ange qui sont parvenus aux oreilles de son père. Celui-ci s'est alors rapproché de la mairie de Belfort, dont il est originaire, pour confirmer le décès. Cette démarche a mis en lumière le manque de coordination entre les différents acteurs impliqués dans de tels cas, notamment pour les personnes en situation de vulnérabilité sociale.

La facture de 3.800 euros correspond aux frais engagés par le CHU pour la conservation prolongée du corps. Le CHU précise que ces frais sont juridiquement assimilés aux frais funéraires et restent donc dus dans les conditions prévues par la loi, y compris en cas de renonciation à la succession. Dans un courrier envoyé en janvier au père du défunt, l'établissement a expliqué qu'il ne pouvait annuler la facture, appliquant strictement le cadre légal.

Les propositions du CHU face à cette situation douloureuse

Le CHU reconnaît que cette situation intervient dans un contexte particulier et douloureux. Pour aider le plaignant, l'établissement a proposé plusieurs solutions :

  • Se rapprocher du procureur de la République pour explorer d'éventuelles voies de recours.
  • Demander un échéancier de paiement à la trésorerie hospitalière, afin d'alléger la charge financière.

Cette affaire soulève des questions plus larges sur la prise en charge des personnes sans domicile fixe après leur décès, notamment en ce qui concerne :

  1. La communication entre les autorités et les familles.
  2. Les responsabilités financières liées aux frais funéraires.
  3. Les lacunes dans le soutien aux proches en deuil dans des situations complexes.

Le cas d'Ange met en lumière les défis auxquels sont confrontées les familles de personnes en situation de précarité, où l'absence de contact régulier peut entraîner des retards dans l'information et des conséquences financières inattendues. Les autorités locales et hospitalières sont appelées à réfléchir à des améliorations pour éviter de telles situations à l'avenir.

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