Les sapeurs-pompiers professionnels des Alpes-Maritimes annoncent le dépôt d'un préavis de grève couvrant la période du 8 septembre au 20 octobre 2026. Cette décision fait suite à la grève du jeudi 13 août 2026, qui n'a pas permis d'obtenir de réponse concrète du gouvernement. Les banderoles devant les casernes et les affiches « en grève » sur les camions seront visibles dès la semaine prochaine dans le département.
Une mobilisation nationale et départementale
L'intersyndicale appelle à manifester à Paris, précise Julien Antoine, co-président du syndicat autonome des sapeurs-pompiers des Alpes-Maritimes. Les agents des SDIS sont invités à se réunir place de la République du samedi 26 au mardi 29 septembre 2026 inclus, dans un mouvement baptisé « la colonne de renfort de la colère ». Le dernier jour de cette mobilisation, la fonction publique est également appelée à débrayer par ses propres organisations syndicales.
Le contexte est marqué par un été 2026 sous haute tension, avec le décès de quatre soldats du feu lors des violents incendies de juillet. Cette perte humaine a renforcé la colère des équipes, qui dénoncent un manque chronique d'effectifs et de moyens.
Des revendications en trois points
Lors de la grève du 13 août, neuf organisations syndicales de sapeurs-pompiers ont rencontré le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez. Les représentants sont ressortis « très déçus », déclarant ne pas avoir « eu de réponse concrète » à leur demande de moyens supplémentaires. Ils réclament notamment le recrutement de 20 000 pompiers professionnels au niveau national pour épauler les 40 000 femmes et hommes actuellement en poste.
Dans les Alpes-Maritimes, il manquerait « toujours une cinquantaine » de sapeurs-pompiers, selon Julien Pinson, co-président du syndicat autonome des sapeurs-pompiers du département. « Nos revendications se résument en trois points : augmenter le financement de l'État aux services départementaux, recruter massivement des sapeurs-pompiers professionnels et prévoir davantage de moyens de lutte pour protéger nos concitoyens et nous protéger nous-mêmes », a-t-il précisé.
Un mouvement qui s'étend sur six semaines
Le préavis de grève, qui court jusqu'au 20 octobre, laisse présager un automne tendu pour les services de secours du département. Les pompiers espèrent que cette mobilisation prolongée et les actions prévues à Paris permettront d'obtenir des avancées concrètes de la part du gouvernement. La colonne de renfort de la colère, qui se réunira fin septembre, constitue le point d'orgue de ce mouvement social.



