Une cellule d'écoute psychologique a été activée à Prades-le-Lez après l'annonce de la suspension de deux animateurs de l'accueil de loisirs Les Terriers, mis en cause dans les déclarations d'une petite fille. Une réunion publique, organisée mercredi 26 août, a réuni près de 200 personnes, la maire tentant de rassurer des parents inquiets.
Des faits présumés et une plainte déposée
Les deux animateurs sont mis en cause pour leur comportement inapproprié, selon les déclarations d'une petite fille effectuées le vendredi 14 août. Une plainte a été déposée par ses parents. L'enquête se poursuit sous l'autorité de la brigade de recherches de Castelnau-le-Lez.
La maire Florence Brau et son équipe avaient convié les parents pour un "temps d'écoute et d'échanges", une initiative jugée nécessaire face aux inquiétudes nées dans les familles après un courrier adressé dimanche soir. Ce courrier évoquait la mise à pied des deux employés après des "faits préoccupants" liés à la prise en charge des enfants, sans plus de précision.
Une élue prudente face aux questions
Conformément à la ligne adoptée depuis le début de cette affaire délicate, l'élue a refusé d'aborder les faits présumés, d'indiquer l'identité des animateurs et celle de la famille directement concernée "afin de préserver son intimité". Florence Brau, ses adjointes Camylle Pernelle et Joëlle Campagne ont toutefois informé de la mise en place d'une cellule d'écoute, en lien avec l'association École des parents et des éducateurs, dont une psychologue était également sur place.
Soumises à de nombreuses questions de l'assistance, elles ont défendu les modalités de recrutement des animateurs de l'accueil de loisirs, chargé également d'assurer les activités périscolaires. "Tous nos animateurs sont titulaires du BAFA a minima, ils sont formés et diplômés. Depuis que je suis élue, je n'avais jamais eu d'alerte concernant ces deux personnes", a ajouté la maire, réélue pour un second mandat en mars dernier.
Des parents toujours inquiets
Cet échange n'a pas convaincu tous les parents usagers du centre, comme cette mère de famille : "Comment fait-on pour la rentrée ? On va laisser nos enfants la boule au ventre. C'est un contexte très anxiogène." En marge de la réunion, certains participants ont évoqué l'existence de "jeux bizarres" lors des activités de l'été et la possibilité que d'autres faits répréhensibles soient mis au jour lors de l'enquête.



