À Pouzilhac, comme dans d'autres communes rurales du Gard, le ras-le-bol grandit face aux incivilités. Les dépôts sauvages de matériaux, pneus usagés et électroménager le long des chemins de la Garrigue, ainsi que les excès de vitesse répétés, alimentent la colère des habitants. Ces villages, dépourvus de police municipale ou de présence policière permanente, peinent à faire respecter les règles élémentaires du bien vivre ensemble.
Des incivilités quotidiennes dans le village
Dans le village, les limitations de vitesse sont fréquemment dépassées par des automobilistes qui n'acceptent aucune remontrance. Épisodiquement, de petits actes de vandalisme se répètent dans l'espace public, sans être dramatiques, mais ils irritent durablement la population.
Hors du village, la situation est plus préoccupante. Dans la Garrigue, le long des chemins ruraux, des dépôts sauvages aux composants hétéroclites s'accumulent : matériaux de chantier, pneus usagés, électroménager ou gravats. Outre l'insalubrité, ces dépôts constituent des foyers d'incendie potentiels très dangereux pour la région.
Les communes rurales demandent l'aide de l'État
Les petites communes rurales ne baissent pas les bras et sont déterminées à réagir. Mais face à des moyens financiers et humains limités, la seule bonne volonté citoyenne ne suffit pas. Les élus locaux estiment que l'aide de l'État est indispensable et prioritaire pour accompagner la protection des campagnes.
Cette aide passerait notamment par l'optimisation de la verbalisation et l'acquisition de matériel de vidéoprotection. L'action doit être efficace et quotidienne afin de préserver la qualité de vie, l'attractivité du patrimoine bâti et la beauté des paysages qui constituent l'identité même de la ruralité gardoise.
En attendant, la situation reste préoccupante, et les habitants espèrent des mesures concrètes pour endiguer ces incivilités et protéger leur cadre de vie.



