Disparus de l'Aveyron : le Portugal refuse l'extradition de Cédric Prizzon
Portugal refuse extradition de Cédric Prizzon

Le Portugal a officiellement refusé de remettre Cédric Prizzon à la France, a appris l'AFP de source judiciaire. Cet homme de 42 ans, ancien policier, est le suspect numéro un dans la mort d'Audrey Cavalié, 40 ans, et d'Angela Legobien, 26 ans, retrouvées mortes le 25 mars au Portugal. Il avait été arrêté le 24 mars 2026 lors d'un contrôle routier, en compagnie de ses deux enfants, âgés de 12 ans et 18 mois, qui ont depuis été rapatriés en France.

Une décision qui va contre le "bon sens juridique"

La justice portugaise a refusé d'exécuter le mandat d'arrêt européen émis par la France. La Cour d'appel de Coimbra a justifié ce refus par le fait que les crimes présumés ont été commis "entièrement ou en partie sur le territoire national". Cette décision contredit l'opinion de la mère d'Audrey Cavalié, qui estimait qu'il allait du "bon sens juridique" que Cédric Prizzon soit jugé en France.

Me Fabien Arakélian, avocat de la famille Cavalié, a souligné à l'AFP : "On a certes des faits qui ont été commis au Portugal mais avec des victimes qui ont la nationalité française et l’auteur des faits qui a la nationalité française."

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Conséquences judiciaires

Cédric Prizzon reste en détention provisoire au Portugal en attendant la suite de la procédure. Cette situation complique le jugement de l'homme, qui pourrait être jugé au Portugal plutôt qu'en France, où les familles des victimes réclament justice. Les deux femmes, Audrey Cavalié (ex-conjointe et mère de son fils) et Angela Legobien (actuelle compagne et mère de sa fille), avaient disparu depuis le 20 mars avec Cédric Prizzon et les enfants.

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