Ce samedi 9 mai, le Bouillargues Handball Nîmes Métropole (BHNM) joue son avenir en Auvergne. Battues d'un seul but (22-23) à domicile lors du match aller, les joueuses de Baptiste Filipe doivent impérativement s'imposer à Clermont pour espérer décrocher une place en finale de Division 2 féminine.
Un match aller serré
Dimanche dernier, l'Agora affichait complet, avec un public bouillarguais survolté. Sur le parquet, les coéquipières de Juliette Demuth ont livré une prestation en deux temps : une première période difficile (12-16 à la pause), suivie d'un réveil en seconde mi-temps. Malgré une remontée, le BHNM s'est incliné sur le fil, une dernière possession mal gérée. "On a joué en 12 secondes alors qu'on avait le temps", regrettait l'entraîneur Baptiste Filipe.
Un duel d'écarts financiers
Ce match illustre le contraste entre "la plus petite masse salariale (BHNM) et l'un des plus gros budgets de D2", comme le rappelle Filipe. Pourtant, le BHNM est toujours en vie et croit en ses chances. Samedi, les Gardoises prendront la route pour six heures de bus direction Clermont, où la Maison des sports promet une ambiance hostile, à l'image de ce qu'ont vécu les Clermontoises à l'Agora.
L'obligation de gagner
Pour se qualifier, Bouillargues doit gagner par un but si elle inscrit plus de 23 buts, ou par plus d'un but. "Il faut qu'on les amène dans l'inconfort", prévient Filipe, conscient que son équipe n'a rien à perdre face à un statut VAP (voie d'accès au professionnalisme) sous pression de l'objectif D1. Le technicien se montre confiant quant à la gestion du contexte : "Cette saison, on a joué devant près de 4 000 personnes au Parnasse (face à l'Usam Nîmoises)".
Le match retour se déroulera samedi à 20 heures à la Maison des sports de Clermont. Dans l'autre demi-finale, Saint-Grégoire a pris une option en s'imposant 32-30 à Vaulx-en-Velin.



