Une plaque commémorative rendant hommage à un couple de Justes a été dégradée dans le sud-est de Paris, 84 ans jour pour jour après la rafle du Vél' d'Hiv, a annoncé ce samedi le maire de la capitale, Emmanuel Grégoire, sur les réseaux sociaux. Il a réaffirmé son « soutien indéfectible à la communauté juive », « à l’heure où l’antisémitisme progresse chaque jour dans la société et à la veille d’un week-end de commémoration de la rafle ».
Une plaque largement vandalisée
Sur une photo que le maire a publiée, on peut voir la plaque, située au 15 rue Louis-Braille dans le 12e arrondissement de la capitale, apparaître largement vandalisée. La partie supérieure de la stèle, « En hommage à Arsène et Angèle Richard et à leur fille Marcelle, Justes parmi les nations », est encore visible, mais la partie inférieure - « qui sauvèrent la vie de leur jeune voisin Edmond Richemond en le cachant dans cet immeuble lors de la rafle du Vél' d'Hiv le 16 juillet 1942 » - a été partiellement détruite.
Un acte antisémite dénoncé
« Paris est et restera une terre de résistance face à toutes les formes de haine et la lutte contre l’antisémitisme sera toujours une priorité absolue de mon engagement politique », a encore assuré Emmanuel Grégoire, alors que les actes antisémites n’ont jamais été aussi nombreux en France que pendant les trois dernières années, selon le ministère de l’Intérieur.
Plus de 4 300 Justes en France
La France compte plus de 4 300 « Justes parmi les Nations » reconnus pour avoir sauvé des juifs pendant la Shoah, selon l’institut Yad Vashem de Jérusalem.



