Plainte pour « mise en danger délibérée » dans l'affaire des freinages fantômes
Plainte pour mise en danger dans l'affaire des freinages fantômes

L'affaire des « freinages fantômes », médiatisée en 2025, connaît un revirement important. Vendredi, un collectif de 11 plaignants a porté plainte contre X pour « mise en danger délibérée d'autrui » auprès du procureur de la République d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), selon La Provence. L'objectif est de déclencher des investigations approfondies et d'engager la responsabilité des constructeurs automobiles.

Des accidents graves et des expertises contestées

Parmi les plaignants figure Aurélie Tormos. Le 7 décembre 2023, sur l'autoroute A7, sa Skoda Scala est passée de 130 à 0 km/h en quelques secondes avant d'être percutée par l'arrière. Son amie, qui l'accompagnait, est décédée sur le coup. « On se demande combien il faudra d'accidents pour regarder ce sujet avec toute la transparence qu'il mérite », a déclaré la femme à France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Lors de son procès, Aurélie Tormos a été condamnée pour homicide involontaire. Elle affirme n'avoir jamais touché la pédale de frein et pointe un problème sur son véhicule. Problème : la voiture a été expertisée une première fois par la justice et aucun dysfonctionnement n'a été identifié. Une nouvelle analyse a été menée en 2026, toujours sans mettre en évidence de freinage fantôme.

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Un autre cas similaire à Lançon-Provence

De son côté, la Nîmoise Christiane Montet a décrit un blocage soudain de sa Skoda à l'approche du péage de Lançon-Provence en avril 2025. Le véhicule a freiné brutalement à 90 km/h au milieu des voies. Son mari est parvenu de justesse à dévier le véhicule sur la bande d'arrêt d'urgence.

Le groupe Volkswagen visé par la plainte

L'avocate des plaignants, maître Anne-Sophie Charrieras, pointe la responsabilité des constructeurs, qu'elle accuse d'avoir sciemment méconnu leurs obligations de sécurité malgré les signalements reçus. Elle dénonce une « mise en danger délibérée d'autrui », faisant un parallèle avec l'affaire des airbags Takata.

Joint par nos confrères, le groupe Volkswagen, dont la marque Skoda est visée, assure que tous les cas remontés par ses réseaux font l'objet d'un suivi technique. Pour les deux cas exposés, il précise qu'aucune défaillance du freinage automatique d'urgence n'a été mise en cause.

Un collectif national en structuration

L'avocate des plaignants souligne qu'elle est contactée par d'autres victimes. Un collectif national est en cours de structuration.

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