Les pirates à l'origine de l'attaque du site des impôts ont affirmé avoir également dérobé des informations personnelles de millions d'élèves au ministère de l'Éducation nationale, selon une information révélée par le quotidien Le Monde, mardi 18 août 2026.
Une revendication qui élargit le périmètre de la fuite
Dans un message publié sur un forum de hackers, les assaillants affirment avoir accédé à des fichiers contenant les noms, prénoms, dates de naissance et adresses d'élèves scolarisés en France. Ils précisent que ces données proviennent de systèmes informatiques du ministère de l'Éducation nationale, sans toutefois en préciser le nombre exact.
Cette revendication intervient alors que le ministère de l'Économie et des Finances a confirmé, la semaine dernière, une intrusion dans les systèmes de la Direction générale des finances publiques (DGFiP), qui gère le site des impôts. Selon des sources proches du dossier, l'attaque aurait touché plusieurs millions de contribuables, mais l'ampleur exacte reste à déterminer.
Des données sensibles pour les familles
Les informations dérobées, si elles se confirment, pourraient concerner des élèves de l'enseignement primaire et secondaire. Elles incluraient également, selon le message des pirates, des numéros d'identifiants nationaux élèves (INE), utilisés pour suivre la scolarité. Ces données, combinées à celles des impôts, pourraient permettre des usurpations d'identité à grande échelle.
Le ministère de l'Éducation nationale n'a pas encore réagi officiellement à ces affirmations. Toutefois, une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Paris, confiée à la Brigade de lutte contre la cybercriminalité, afin de vérifier la véracité de ces déclarations et d'identifier les responsables.
Une réaction attendue des autorités
Les autorités appellent à la prudence : ces revendications ne sont pas encore confirmées par des analyses techniques. Des experts en cybersécurité soulignent que les pirates ont parfois tendance à exagérer l'étendue de leurs actions pour renforcer leur crédibilité. Cependant, la coïncidence des dates et la similarité des méthodes employées pourraient indiquer un lien entre les deux attaques.
En attendant, les services de l'État recommandent aux familles de surveiller leurs comptes bancaires et de changer leurs mots de passe, en particulier ceux utilisés pour les services en ligne liés à la scolarité. Les victimes potentielles peuvent aussi porter plainte ou signaler les faits sur la plateforme cybermalveillance.gouv.fr.
Cette affaire relance le débat sur la sécurité des données personnelles dans les administrations françaises, alors que le nombre de cyberattaques contre les institutions publiques ne cesse d'augmenter. Les ministères concernés devraient prochainement publier un communiqué commun pour informer les citoyens des mesures prises.



