Alexis Pinturault témoigne au procès du cambriolage traumatisant de sa maison
Pinturault témoigne au procès de son cambriolage violent

Le skieur Alexis Pinturault face à ses agresseurs au tribunal d'Annecy

Absent de l'équipe de France de ski aux Jeux Olympiques d'hiver 2026, Alexis Pinturault était en revanche présent à la cour d'assises du tribunal judiciaire d'Annecy ce mardi. Le champion a témoigné contre les quatre cambrioleurs qui ont pénétré dans sa maison dans la nuit du 23 au 24 juillet 2023.

Une intrusion violente dans l'intimité du couple

Les malfaiteurs, venus pour dérober une montre estimée à 500 000 euros, ne s'attendaient pas à trouver le skieur au saut du lit. Ils tentaient précisément d'entrer dans la chambre à coucher où Alexis Pinturault dormait avec son épouse Romane.

À la barre, le double champion du monde en individuel a décrit avec émotion le déroulement des faits. « Au début, je subis la situation. Ils essaient de m'assommer. Mais quand je subtilise l'arme, je renverse le rapport de force et je m'en sers comme d'une matraque », a-t-il confié, selon les propos rapportés par L'Équipe.

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Un traumatisme qui marque à vie

Les cambrioleurs ont finalement pris la fuite, mais Pinturault et sa femme restent profondément marqués par cet événement. Le skieur de Courchevel, déclarant avoir « mis toutes [ses] forces dans la bataille » et avoir agi pour sa « survie » et celle de son épouse, a laissé couler des larmes durant son témoignage.

« S'il y a autant d'émotions, c'est que ce n'était pas le premier cambriolage que nous subissions. C'était la première fois, en revanche, que nous étions présents », a expliqué le champion. « Avec mon métier, je suis souvent absent, et Romane est souvent seule, désormais, à la maison. On doit vivre avec ce traumatisme. Je pense que nous serons impactés toute notre vie. »

Le témoignage déchirant de Romane Pinturault

Son épouse Romane est apparue tout aussi bouleversée devant la cour. « Il y a eu une vie avant le 28 juillet et il y a une vie après », a-t-elle déclaré en larmes. « Vu leur comportement, j'ai peu de doute qu'ils auraient pu me frapper, me violer. Aujourd'hui, on a un enfant, on doute de tout, je me réveille trois fois par nuit pour aller vérifier les caméras de surveillance. On ne peut pas avoir d'espoir. Ces gens n'ont pas d'humanité. »

Un procès qui se poursuit sans le champion

Alexis Pinturault a dû quitter Annecy pour rejoindre Ranjska Gora, en Slovénie, où l'attend une épreuve de Coupe du monde ce samedi. Le procès se poursuit sans lui jusqu'à vendredi.

Avant son départ, il a confié à L'Équipe que témoigner lui avait fait du bien. « C'est comme une thérapie, assure-t-il. Plus on en parle, mieux on se porte, en quelque sorte. Ce sont des jeunes qui ont tous pris un mauvais chemin. Ils vivent dans un monde de sauvages. On aimerait aussi leur faire réaliser l'impact que peuvent avoir leurs actes. »

L'audience se poursuit donc sans la présence physique du skieur, mais son témoignage poignant reste au cœur des débats judiciaires.

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