Kidnapping à Paris : un jeune homme séquestré et battu pour une dette
Paris : kidnappé et tabassé pour une dette de stupéfiants

Paris : un jeune homme kidnappé à la sortie d'une boîte de nuit pour une dette de stupéfiants

Quatre hommes, âgés de 20 à 24 ans, ont été mis en examen le 1er mai à Paris pour enlèvement et séquestration en bande organisée ainsi que pour extorsion. Ils sont soupçonnés d'avoir, durant la nuit du 11 au 12 avril 2026, kidnappé et tabassé un jeune homme de 23 ans afin de le forcer à régler une dette liée à des stupéfiants. Trois d'entre eux ont été écroués, tandis que le quatrième a été remis en liberté sous contrôle judiciaire après sa comparution devant le juge.

Le déroulement des faits

Cette nuit-là, la victime sortait d'une boîte de nuit située rue de Lappe, dans le 11e arrondissement de Paris, lorsqu'elle a été abordée par trois hommes à qui elle devait de l'argent pour un achat de stupéfiants. Sans ménagement, le trio lui a dérobé son téléphone portable et l'a contrainte à monter à bord d'un VTC. Le véhicule a ensuite pris la direction d'une cité du 12e arrondissement.

Une fois sur place, les trois suspects ont poussé la victime dans une cave, l'ont déshabillée de force et l'ont rouée de coups, à l'aide de poings et d'un balai. Sous la pression, le jeune homme a fini par accepter d'effectuer un virement bancaire au profit d'un quatrième suspect. Après l'avoir séquestré toute la nuit, ses ravisseurs l'ont libéré au petit matin.

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L'enquête et les interpellations

L'otage s'est immédiatement rendu au commissariat pour déposer une plainte. Les enquêteurs du deuxième district de police judiciaire ont été chargés de l'affaire. Ils ont exploité les images de vidéosurveillance ainsi que les données téléphoniques, ce qui a permis d'identifier formellement les malfaiteurs. Ces derniers ont été interpellés les 28 et 29 avril à leur domicile, situé dans le 12e arrondissement de Paris et aux Mureaux (Yvelines). Ils ont ensuite été placés en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire, rue Louis-Blanc.

Lors de l'exploitation du contenu de leurs téléphones portables, les policiers ont découvert des vidéos montrant les scènes de maltraitance et d'humiliation subies par la victime. Ces preuves ont été déterminantes pour l'enquête.

Les suites judiciaires

Au cours des auditions, un seul des suspects a reconnu les faits. Les autres ont nié ou minimisé leur implication. Seul celui qui a reçu l'argent sur son compte a pu regagner son domicile après avoir été présenté au juge d'instruction. Les trois autres ont été placés en détention provisoire.

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