Deux agressions racistes ont émaillé la rencontre OL – Le Havre, samedi 29 août à Décines-Charpieu. Un lycéen de 17 ans a été roué de coups avant le match, et une élue municipale et son conjoint ont été frappés après le coup de sifflet final. Face à cette recrudescence, SOS Racisme demande que « le ménage soit fait dans les tribunes » du Groupama Stadium.
Une première agression avant le match
Vers 20 heures, soit plusieurs dizaines de minutes avant le coup d'envoi (20 h 45), une quarantaine d'individus cagoulés et armés de matraques ont agressé un lycéen de 17 ans qui revenait d'une séance de futsal et ne se rendait pas au stade. Selon Le Progrès, les agresseurs ont proféré des insultes racistes : « Nègres, bougnoules, on va vous tuer ». L'adolescent souffre d'une fracture de la mâchoire et du nez.
Une seconde agression après le match
À l'issue de la rencontre, Meriem Bouchedda, élue municipale de gauche à Rillieux-la-Pape, et son conjoint ont été pris à partie en se rendant au parking du Groupama Stadium. « Sur le chemin, on a croisé cinq ou six personnes alcoolisées qui nous ont dévisagés et lancés : "Sales bougnoules" », a-t-elle confié. Frappée, elle s'est vu prescrire, tout comme son mari, 15 jours d'interruption totale de travail (ITT).
SOS Racisme hausse le ton
Kyllian Abdelli, président du comité de SOS Racisme à Lyon, a pris la parole sur France Inter ce jeudi 3 septembre. Il a déclaré qu'il était désormais indispensable de « faire le ménage dans les tribunes ». Pour lui, ce n'est « plus possible qu'il y ait des supporters dans les tribunes qui font des saluts nazis, des cris de singe, insultent certains de bougnoules et commettent des violences aux abords du stade ».
De son côté, l'Olympique Lyonnais a indiqué le 31 août dernier faire « preuve d'une tolérance zéro envers les violences, le racisme, le sexisme et l'ensemble des discriminations » tout en annonçant se constituer « partie civile aux côtés des victimes ».



