La Cour suprême de la province de Mendoza a confirmé, jeudi, le non-lieu accordé à Oscar Jegou et Hugo Auradou, les deux internationaux français poursuivis pour viol après des accusations remontant à juillet 2024. Cette décision constitue la troisième victoire judiciaire pour les deux joueurs, après l'abandon des poursuites prononcé en première instance en décembre 2024, puis confirmé en appel en février 2025.
Une procédure loin d'être terminée
L'avocate de la plaignante, Me Natacha Romano, a annoncé qu'elle saisirait désormais la Cour suprême nationale d'Argentine par le biais d'un « recours extraordinaire ». Elle affirme agir sur instruction de sa cliente et de sa famille, déterminées à poursuivre toutes les voies de recours disponibles. Oscar Jegou et Hugo Auradou, âgés respectivement de 21 et 20 ans au moment des faits, avaient été inculpés pour viol aggravé en réunion après une soirée à Mendoza, où le XV de France venait d'affronter les Pumas argentins.
Les joueurs maintiennent leur version
Les deux rugbymen ont toujours soutenu que les relations sexuelles étaient consenties, tandis que la plaignante a constamment affirmé le contraire. En février 2025, la chambre d'appel de Mendoza avait conclu à un « manque d'éléments qui permettent de soutenir une accusation sérieuse ». Malgré cette décision, la partie civile avait poursuivi la bataille judiciaire devant la Cour suprême provinciale.
Une audience en visioconférence
Lors de l'audience de juillet dernier, Me Natacha Romano avait dénoncé une « enquête défaillante » ainsi qu'une « procédure d'expertise irrégulière » et plaidé pour une réouverture du dossier. Les deux joueurs avaient suivi les débats en visioconférence depuis la Nouvelle-Zélande, où ils se trouvaient avec le XV de France. Présente au tribunal, la plaignante avait également interpellé devant les caméras l'avocat argentin des joueurs, Me Rafael Cuneo Libarona.
De son côté, l'avocat français des deux sportifs, Me Antoine Vey, avait estimé après la décision d'appel que l'affaire était « définitivement jugée », sauf revirement exceptionnel. Les motivations détaillées du jugement rendu jeudi par la Cour suprême de Mendoza n'étaient pas immédiatement disponibles. La plaignante dispose désormais de la possibilité de porter l'affaire devant la plus haute instance judiciaire du pays, ce qui pourrait prolonger la procédure.



