Jeudi, le tribunal correctionnel de Nîmes a condamné quatre hommes et une femme pour des violences avec arme sur fond de trafic de stupéfiants au Chemin Bas. Les faits remontent au 10 mars 2024, lorsque deux dealers concurrents ont été visés par des tirs dans les jambes. L'affaire illustre une guerre de territoires entre une famille régnant sur le point de deal du Chemin Bas et une nouvelle génération cherchant à prendre le contrôle.
Des tirs pour une leçon aux concurrents
Selon le récit du président du tribunal, les tensions étaient vives entre trafiquants. Deux revendeurs ont eu l'audace de venir « charbonner » sur le point de deal du Chemin Bas, déjà occupé par les vendeurs officiels. Une revendeuse a alors prévenu le patron, ce qui a conduit une équipe à se rendre sur place pour donner une leçon aux intrus. L'altercation a dégénéré dans le hall d'un immeuble, aboutissant à des tirs dans les jambes des deux concurrents.
L'enquête de la police judiciaire
L'enquête de la police judiciaire a permis d'identifier et de confondre cinq suspects. Ils ont été mis en examen pour association de malfaiteurs, violences aggravées et détention d'arme. Le parquet de Nîmes a requis des peines allant de cinq à huit ans d'emprisonnement pour les plus impliqués, tout en demandant des relaxes pour certains prévenus faute de charges suffisantes.
Les peines prononcées
La défense, assurée par Mes Rosello, Aoudia, Stoppa-Boccaleoni et Zwertvaegher, a plaidé pour une modulation des réquisitions et des relaxes. La femme, vendeuse sur le point de deal, a été relaxée pour violences mais condamnée à deux ans de prison, dont un an avec sursis, pour association de malfaiteurs. Zineddine Grad écope de six ans de prison, Yanis Kaid de huit ans ferme, et Yanis Jazoul de cinq ans. Un autre prévenu a été entièrement relaxé et innocenté des faits.



