La Journée du souvenir a été commémorée ce vendredi à Nîmes au cimetière Pont de Justice. L'hommage aux combattants morts pour la France durant les guerres des XXe et XXIe siècles a rassemblé de nombreuses personnalités militaires et civiles, dont le maire Jean-Paul Fournier.
Un hommage en trois temps
La cérémonie s'est déroulée en trois étapes : d'abord devant la stèle dédiée aux combattants harkis, ensuite au carré militaire pour honorer l'ensemble des soldats tombés pour la France, et enfin dans le carré consacré à la Légion étrangère. Chaque étape a été marquée par le dépôt de gerbes et des discours empreints d'émotion.
L'alerte du Souvenir français
Philippe Perrier, délégué général du Souvenir français pour le Gard, a profité de cette cérémonie pour lancer un appel pressant. « Chaque année, des tombes de soldats morts au champ d'honneur disparaissent à l'expiration des concessions », a-t-il déclaré. Selon lui, ces disparitions constituent « une faute mémorielle polymorphe, tant familiale, locale que nationale », qu'il est urgent d'enrayer.
Pour y remédier, l'association a ouvert sa 107e quête annuelle, destinée à financer la préservation des sépultures des combattants français. « Chaque nom retrouvé, chaque pierre nettoyée est une victoire contre l'oubli », a insisté Philippe Perrier, avant de conclure son discours par la lecture d'un poème de Victor Hugo, « Les chants du crépuscule ».
Cette cérémonie rappelle l'importance du devoir de mémoire et le travail essentiel du Souvenir français pour entretenir les tombes et transmettre l'histoire aux générations futures.



