Nîmes : agression sexuelle durant la feria, trois ans de prison
Nîmes : agression sexuelle à la feria, 3 ans de prison

Le tribunal correctionnel de Nîmes a jugé, ce lundi, une affaire d'agression sexuelle survenue lors de la feria de Nîmes, le 9 juin 2011. Les faits, initialement qualifiés de viol, ont été requalifiés en délit. Le prévenu, âgé de 20 ans au moment des faits, a été condamné à 36 mois de prison, dont six avec sursis. Comme il ne s'est pas présenté au moment du jugement, un mandat d'arrêt a été délivré à son encontre.

Des faits commis sous l'emprise de l'alcool

Cette nuit de feria, la victime, une femme de 49 ans, très alcoolisée, a été abordée par le jeune homme près du Carré d'art. Malgré ses tentatives pour le dissuader, il l'a suivie et l'a agressée dans une petite rue menant à l'avenue Jean-Jaurès, à l'entrée d'un parking. Le prévenu a reconnu des attouchements mais a nié toute pénétration digitale. Il a expliqué les fluides corporels retrouvés sur la victime par le fait qu'il s'était masturbé, étant en proie à une grande excitation.

Le parcours du prévenu

Quinze jours après l'agression, le jeune homme s'est présenté de lui-même au commissariat. Placé en garde à vue, il a ensuite été mis en détention provisoire. À l'audience, il a déclaré : « Il y a eu des attouchements, je le reconnais, c'est impardonnable, c'est la première fois que je buvais de l'alcool, je suis désolé pour la victime. »

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Les réquisitions du procureur

Le procureur de la République adjoint, Éric Emmanuelidis, a requis trois ans de prison, dénonçant le comportement du prévenu. « Ce qu'elle a vécu, ça fait froid dans le dos. Il y a 300 000 personnes dans les rues de Nîmes, c'est la feria. Eux, ils sont seuls tous les deux », a-t-il déclaré, avant de détailler les termes crus utilisés par l'accusé. Il a également souligné que la victime avait tenté de trouver de l'aide en sonnant aux portes, en vain.

La défense plaide la jeunesse

Me Romain Floutier, avocat de la défense, a mis en avant la jeunesse de son client et la maladresse de son langage. « Malheureusement, c'est son langage. Il est désolé, il a compris le mal qu'il pouvait faire. Mais ce n'est pas un prédateur sexuel », a-t-il plaidé, demandant aux juges de tenir compte des circonstances.

Un prévenu en fuite

Après les plaidoiries, le prévenu est sorti pour fumer une cigarette et n'est pas revenu. Le tribunal a délivré un mandat d'arrêt. La peine prononcée est de 36 mois de prison, dont six mois avec sursis mise à l'épreuve.

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