Neuf ans de prison pour 14 cambriolages et un home-jacking à Alès
Neuf ans de prison pour 14 cambriolages et un home-jacking

Giuliano B., un Alésien de 34 ans déjà détenu, a été condamné à neuf ans de prison par le tribunal correctionnel d'Alès pour une série de 14 cambriolages, dont quatre tentatives, et un home-jacking violent commis entre juin et août 2024 dans la région d'Alès. Malgré les preuves accablantes, notamment des données GPS et des reconnaissances formelles, l'homme nie toute implication.

Un prévenu sans avocat mais procédurier

Comparaissant en visioconférence depuis le centre de détention de Muret, Giuliano B. s'est présenté sans avocat, mais a immédiatement demandé la confusion des peines, affirmant : « C'est tout arrivé en même temps ces affaires. J'ai déjà été jugé pour la voiture volée. » Le prévenu, fin connaisseur de la procédure judiciaire, a tenté de minimiser les faits, mais le procureur Abdelkrim Grini a souligné la solidité du dossier.

Un inventaire à la Prévert

La liste des objets dérobés, partiellement retrouvés lors d'une perquisition, est longue : un chargeur de batterie de tracteur volé à la maire de Canaules, des bijoux, du matériel multimédia, les clés d'une Peugeot RCZ également volée, un poste à souder, des raquettes de tennis, des outils, des chaînes en or, deux mini-motos de cross, des chaudrons en cuivre, et bien plus encore.

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Un home-jacking violent à Servas

En août 2024, à Servas, un couple de Suisses a été victime d'un home-jacking. Après avoir reçu une gifle, la femme a remis 1 500 € au suspect, dont le visage était dissimulé sous un masque médical. Le malfrat a demandé : « Où est le coffre-fort ? Où sont les millions ? », avant de prendre la fuite dans une Citroën C3 blanche. Cette voiture, volée dans la région de Montpellier, était équipée d'une balise GPS posée par les gendarmes, permettant de retracer le parcours du suspect.

Une reconnaissance formelle

La victime du cambriolage avec violence a reconnu formellement Giuliano B. sur des planches photographiques, le désignant comme le chef de la bande. Les enquêteurs de la brigade de recherches d'Alès ont également établi que la C3 blanche apparaissait sur les lieux de chaque infraction.

Le prévenu nie avec force

Depuis la prison, Giuliano B. se défend : « La voiture était garée dans le quartier et utilisée par des équipes à tiroir. Les agressions sur les personnes âgées, je n'en fais pas. Point final. J'ai une figure. Je ne dirai pas qui utilise cette voiture. J'ai pris 4 ans pour recel de vol. J'ai déjà été jugé pour ça. C'était une voiture volée avec de fausses plaques. On me reconnaît de quoi ? C'est pas possible, c'est pas moi. C'est à cause de mon nom. On me met tout sur le dos. »

Un lourd casier judiciaire

Le trentenaire compte 11 condamnations, dont cinq pour vol. Il explique : « J'ai grandi dans une famille… bon. J'ai eu un parcours de vie difficile. Mais il y a des choses que je fais pas. Je suis parti à Nîmes pour des vols, et j'ai reconnu. Quand j'ai été interpellé, je venais de voler deux petites motos. Et mes complices ils étaient où ? Il n'y en a pas. Sur les agressions, j'y vais pas. Les motos c'était pour les vendre 500 € pour mes faux frais. Les trucs crapuleux, je fais pas. Ce sont les jeunes qui font ça. »

Le procureur réclame huit ans, le tribunal alourdit

Le procureur Abdelkrim Grini a requis huit ans de prison avec mandat de dépôt, déclarant : « La justice s'acharne ? Certainement pas. S'il y en a un qui s'acharne c'est le prévenu qui continue à fabriquer des victimes, à commettre des cambriolages, parfois violents. Même s'il nie, je n'y crois pas. Son véhicule ciblé par les gendarmes de la BR est aperçu sur de nombreux faits. La C3 blanche, volée dans la région de Montpellier, apparaît sur les lieux de chaque infraction. Après le travail minutieux des enquêteurs, on n'a retenu que les faits clairement établis, avec des éléments probants. On aurait pu avoir le double de faits. »

Le tribunal a finalement prononcé une peine de neuf ans de prison avec mandat de dépôt, alourdissant la réquisition du parquet. Giuliano B. restera détenu jusqu'en 2035, compte tenu de ses précédentes condamnations.

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