Un chauffeur de bus de l’Aude, âgé de 48 ans et père de quatre enfants, a été mis en examen et placé en détention provisoire, a-t-on appris samedi auprès du parquet de Narbonne. Il est soupçonné de viols et d’agressions sexuelles incestueuses commis sur ses filles mineures, ainsi que de violences contre ses enfants.
Une plainte de la fille aînée à l’origine de l’enquête
L’affaire a éclaté après qu’une plainte a été déposée à la gendarmerie par la fille aînée du mis en cause, âgée de 18 ans. Dans sa déposition, elle accuse son père d’une agression sexuelle sur sa propre personne et de viols sur ses deux sœurs cadettes, aujourd’hui âgées de 15 et 17 ans. Ce sont ces révélations qui ont déclenché l’ouverture d’une enquête confiée aux gendarmes.
Le profil du suspect : un chauffeur de bus de 48 ans
L’homme interpellé exerce la profession de chauffeur de bus dans le département de l’Aude. Agé de 48 ans, il est père de quatre enfants. Les faits qui lui sont reprochés se seraient déroulés au domicile familial, à Narbonne, où vivaient les victimes présumées.
Interpellé le 8 juillet, mis en examen le 10 juillet
Le suspect a été interpellé le 8 juillet 2026. Au terme de sa garde à vue, il a été présenté à un magistrat du parquet de Narbonne puis mis en examen le 10 juillet. Les chefs de poursuite retenus sont : « viol incestueux commis sur un mineur par un ascendant », « agression sexuelle incestueuse sur un mineur par un ascendant » et « agression sexuelle incestueuse ». Il est également poursuivi pour des violences commises sur ses enfants.
Une information judiciaire ouverte
À l’issue de la mise en examen, un juge d’instruction a été saisi et une information judiciaire a été ouverte. Cette procédure va permettre de poursuivre les investigations sous l’autorité du magistrat instructeur, notamment en entendant les victimes et les témoins, et de vérifier l’ensemble des accusations portées par la fille aînée.
La mère poursuivie pour non-dénonciation de crimes
La mère des quatre enfants a également été confrontée à la justice. Entendue par les enquêteurs puis présentée au parquet, elle a été mise en cause pour non-dénonciation de crimes, un délit prévu par le code pénal. Après son audition, elle a été placée sous contrôle judiciaire, ce qui signifie qu’elle reste libre mais doit respecter certaines obligations fixées par le juge.
Perquisition au domicile : des armes saisies
Lors d’une perquisition menée au domicile familial, les enquêteurs de la gendarmerie ont découvert et saisi des armes à feu ainsi que des armes blanches. La présence de ces armes a donné lieu à des vérifications complémentaires dans le cadre de l’enquête.
La protection des deux filles mineures
Pour protéger les deux adolescentes encore mineures, le parquet a sollicité leur éloignement du domicile familial. L’Aide sociale à l’enfance (ASE) a été saisie et a organisé leur prise en charge, afin de les soustraire à l’emprise supposée de leur père.
La présomption d’innocence
Comme dans toute procédure judiciaire, le mis en examen bénéficie de la présomption d’innocence. Les faits qui lui sont reprochés devront être confirmés par l’instruction en cours, puis, le cas échéant, jugés par une juridiction pénale. En attendant, la détention provisoire a été prononcée à l’encontre du chauffeur de bus, en raison de la gravité des faits et des risques éventuels de pressions sur les victimes.



