Un homme de 19 ans a été tué par balle dans la nuit du samedi 27 au dimanche 28 juin 2026 à Nantes, selon des sources concordantes de l'Agence France-Presse (AFP). Il s'agit du cinquième homicide par arme à feu recensé dans la ville depuis la fin avril. Les pompiers sont intervenus vers 4h50 dans le nord de Nantes, non loin du stade de la Beaujoire, pour prendre en charge la victime en arrêt cardiorespiratoire après une agression par arme à feu, a indiqué le Centre opérationnel départemental d'incendie et de secours (Codis) de Loire-Atlantique dans un communiqué. Malgré les tentatives de réanimation, le médecin urgentiste a déclaré le décès.
Les suspects en fuite
La victime se trouvait à bord d'une voiture avec deux autres personnes, stationnée sur le parking d'un centre commercial. Peu avant le drame, ils avaient été pris en chasse par un autre véhicule où se trouvaient cinq occupants, a précisé une source policière à l'AFP. L'un des poursuivants est descendu après les avoir dépassés et a ouvert le feu. Les auteurs du tir mortel sont en fuite et n'ont pas été identifiés.
Cinq meurtres en deux mois
Si les motivations de cet homicide restent indéterminées, la ville de Nantes avait déjà enregistré quatre meurtres par arme à feu en deux mois avant celui-ci, tous liés au trafic de stupéfiants, selon les enquêteurs. Le 28 avril, un jeune homme a été tué par balle dans le quartier de la Bottière, et un autre grièvement blessé. Le 14 mai, un adolescent de 14 ans a été tué, et deux jeunes blessés, dans le quartier du Port-Boyer, sur un point de deal « très convoité », d'après les autorités.
Dans la nuit du 26 au 27 mai, un jeune homme d'une vingtaine d'années est mort par balle dans le quartier de la Halvêque, près du stade de la Beaujoire. Le 4 juin, en pleine journée, un jeune de 18 ans a succombé dans le quartier de la Bottière après avoir été « la cible d'un tir en rafale provenant d'individus cagoulés montés sur deux motos électriques », avait indiqué le parquet. Les deux tireurs avaient quitté les lieux pour revenir immédiatement et tirer de nouveau sur leur victime « à bout portant ».



