Fusillade mortelle à Nantes : les habitants sous le choc
Au lendemain de la fusillade qui a coûté la vie à un adolescent de 15 ans dans le quartier de Port-Boyer, les riverains expriment leur choc et leur inquiétude face à l'intensification des violences liées au trafic de drogue. Jeudi soir, vers 19h30, un jeune de 15 ans a été tué par balles dans cette cité de Nantes. Deux autres mineurs ont été blessés, dont un garçon de 13 ans qui se trouve entre la vie et la mort.
Des habitants témoignent de leur peur
Une habitante de l'immeuble, sous couvert d'anonymat, raconte avoir découvert l'un des adolescents touchés, qui ne respirait plus. Elle confie avoir pensé à cet adolescent toute la nuit. Trois impacts de balles sont encore visibles sur la porte d'entrée du 3, rue de Pornichet, dans la cité de Port-Boyer, un quartier pourtant paisible, composé de tours d'une vingtaine d'étages entourées d'espaces verts.
Un autre riverain, Jean-Pierre, affirme que le jeune tué n'habitait pas le quartier et a été victime, avec ses camarades, de l'atrocité de ceux qui sont venus avec des armes. Cécile, une sexagénaire habitant rue de Pornichet depuis 1995, se dit profondément choquée. Elle observe que le trafic s'est installé petit à petit, mais que depuis quelques années, et surtout ces derniers mois, la situation s'est dégradée. Elle remarque depuis deux à trois mois la présence de personnes différentes, plus grandes, cagoulées et habillées tout en noir, ce qui fait vraiment peur à tout le monde.
Un climat d'insécurité croissant
Annick Sauvaget, 71 ans, a entendu des bruits similaires à des pétards avant de voir les secours arriver. Elle déplore que ça recommence, comme dimanche dernier, où des coups de feu avaient déjà été tirés au même endroit. Elle raconte qu'une voisine a quitté son logement après que des balles ont traversé son volet et atterri dans son meuble de cuisine. Annick, qui réside ici depuis 36 ans, envisage de déménager, bien qu'elle trouve cela dommage car l'environnement est agréable.
Cette fusillade met en lumière l'augmentation de l'insécurité dans certains quartiers de Nantes, liée au narcotrafic. Les habitants, choqués, appellent à des mesures fortes pour restaurer la tranquillité.



