Les Alésiens et les cavaliers des manades Aubanel et Conti avaient rendez-vous, en fin de matinée de ce vendredi 15 mai, sur l'avenue Carnot et la place Péri pour le festival d'abrivado. Contre toute attente, le soleil a toréé la pluie, illuminant finalement l'événement.
Un spectacle haletant
Force est d'imaginer que les attrapaïres l'ont remercié tant leur vaillance était de mise face aux douze taureaux des manades Aubanel et Conti engagées. "Je vous l'avais dit qu'il y aurait du spectacle !", balance au micro le commissaire de course Frédéric Fabre. Oui, il y en a eu ! Les jeunes étaient bel et bien là pour empêcher les manadiers d'emmailler leurs bêtes. Au col, aux cornes ou par la queue, les attrapaïres ont fait de leur mieux pour remplir leur mission, quitte à se faire parfois un peu mal.
"Attention ! Soyez vigilants !", les prévient-on depuis le promontoire. Car il faut avoir l'œil partout. Souvent, des noirs parviennent à prendre la tangente et les cavaliers galopent pour les faire rentrer dans le rang.
Des participants de tous âges
"Moi, je viens pour le plaisir de voir les taureaux", déclare Mathis, 15 ans. Attrapaïre, il ne l'est pas encore : "Pas pour l'instant. Je m'entraîne avec les vachettes ; il faut d'abord que je me familiarise. Il y a plein de jeunes de mon âge qui prennent des K.O."
À 11 ans, Tatiana et Talya sont déjà attrapaïres. À l'amorce d'un virage de la place Péri, Lorenzo, âgé de 20 ans, participe à des abrivados depuis l'an dernier. La veille, lors du concours d'abrivado, "ça n'a pas marché". Pas grave, pour lui, "le plus important, c'est de s'amuser. Mais il faut faire attention de ne pas se faire mal. Pour autant, même si ça bouscule, on s'amuse…"
Avant le début du festival, deux gamines de 11 ans se faisaient remarquer en gigotant sur le parcours. Tatiana et Talya se décrivent comme des inconditionnelles de telles animations taurines : "On aime trop ! C'est une coutume !" Elles reconnaissent que leurs capacités sont moindres que celles des gars, bien plus grands qu'elles. "Nous, on attrape la queue !", rient-elles. Et encore de rigoler : "C'est dangereux. Il faut faire attention car les chevaux bougent !" Il ne fallait pas croire que ces deux petites Alésiennes se vantaient ou racontaient des histoires pour faire leurs intéressantes. Elles étaient effectivement de tous les passages de ce festival d'abrivado alésien.



