Mur effondré à Ville-d'Avray : une famille désespérée attend des réponses
Mur effondré à Ville-d'Avray : famille en détresse

Une famille bloquée par un mur effondré depuis deux ans

À Ville-d'Avray (Hauts-de-Seine), Arthur Bresson et sa famille vivent un véritable calvaire depuis mars 2024. Un mur de soutènement de sept mètres de haut et quinze mètres de long s'est effondré dans leur jardin, six mois après le début d'un chantier immobilier voisin. Aujourd'hui, leur maison a perdu la moitié de sa valeur et est devenue invendable.

Le sinistre : un soir de mars 2024

Le 14 mars 2024, vers 20 heures, la nounou de la famille était seule avec les enfants quand un bruit énorme a retenti. Le mur s'est fissuré en deux, menaçant la maison. Les enfants jouaient non loin quelques heures plus tôt. Heureusement, personne n'a été blessé, mais le choc a été immense.

La famille, qui avait investi 1,5 million d'euros dans ce pavillon avec jardin, a dû quitter les lieux pendant trois mois suite à un arrêté de péril municipal. Sans solution de relogement de leur assurance, ils ont trouvé refuge chez la belle-mère. Des travaux d'étayage du mur, coûtant 53 000 euros, ont été réalisés et pris en charge par Seqens, le promoteur du chantier voisin.

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Un lien avec le chantier ?

Pour Arthur Bresson, le lien est évident : l'effondrement est survenu au moment où Seqens creusait les fondations de deux immeubles de 34 appartements. « Quand ils ont enlevé la terre et installé les micropieux, toute la colline a vibré », témoigne-t-il. Le mur, bien que vétuste, n'avait jamais bougé auparavant.

Seqens conteste cette version. Un premier rapport d'expert exclut « la certitude d'un lien de causalité avec le chantier », évoquant des causes multifactorielles. Une expertise judiciaire est en cours pour trancher.

Une procédure qui s'éternise

Un protocole transactionnel signé en mars 2025 a permis à Seqens de prendre en charge les travaux de sécurisation, en attendant de déterminer les causes. Mais la reconstruction du mur est estimée à 190 000 euros, nécessitant une grue et une pelle mécanique sur un terrain difficile d'accès.

Le 23 octobre 2025, un expert a été désigné par le tribunal judiciaire de Nanterre. Mais le 2 décembre, Seqens a émis un avis défavorable, invoquant un conflit d'intérêts. Le couple y voit une manœuvre dilatoire : « On a mis un an à signer ce protocole. Entre-temps, les immeubles sont quasiment livrés. Le temps joue pour eux », déplore Arthur.

Seqens assure ne pas vouloir ralentir la procédure, mais estime que la neutralité de l'expert n'était pas garantie.

Une vie en suspens

En attendant, la famille voit sa vie se dégrader. Leur maison, qui valait 1,5 million d'euros, n'en vaudrait plus que 750 000. Ils avaient prévu de déménager à Saint-Cloud en mars 2024, mais le projet est tombé à l'eau. « Nous n'avions pas l'intention de rester, mais aujourd'hui, nous sommes coincés », conclut Arthur, las de cette situation.

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