Hérault : la mère de Lyana, 4 ans, dénonce l'inaction de la justice face aux soupçons d'agressions sexuelles
Mère de Lyana dénonce l'inaction de la justice

Une mère se dit abandonnée par la justice

Dans l'Hérault, la mère de Lyana, une fillette de 4 ans et demi, tire la sonnette d'alarme. Malgré quatre signalements de professionnels de santé et une plainte déposée en février 2026 pour agressions sexuelles, elle dénonce l'absence totale de mesures de protection pour sa fille. « Aucune mesure de protection n'a été prise. Aucun juge ne l'a entendue », confie-t-elle, désemparée.

Des révélations précises de l'enfant

Les faits présumés remontent à novembre 2025, après un séjour chez son père. Lyana a changé de comportement, devenant agitée et perturbée. En février 2026, elle a nommé les personnes qu'elle accuse : son oncle paternel et le meilleur ami de celui-ci. « La constance de ses propos a frappé tous les professionnels », explique sa mère. Quatre professionnels de santé indépendants (médecin traitant, psychologue, Unité d'accueil pédiatrique enfants en danger du CHU de Montpellier et services sociaux) ont jugé ses dires crédibles et ont transmis leurs signalements aux autorités.

Le père dans le déni, la mère hors-la-loi

Le père de Lyana, en garde alternée depuis la séparation en 2024, nie les accusations. Il parle de manipulation et d'aliénation parentale. « Il ne croit pas sa propre fille », déplore la mère. Face à l'absence de protection judiciaire, cette dernière a choisi de ne plus remettre Lyana à son père, se mettant ainsi hors-la-loi. « Je le fais pour protéger ma fille. Pendant ce temps, son père a déposé dix plaintes contre moi », ajoute-t-elle.

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L'enquête au point mort

Deux mois après la plainte, les deux suspects n'ont toujours pas été entendus. La mère déplore un manque total d'information sur l'avancement du dossier. « Je n'ai aucune visibilité. Personne ne m'informe. » Les signalements des professionnels n'ont pas débouché sur des mesures concrètes.

Un cri d'alarme pour réformer le système

La mère de Lyana a choisi de médiatiser son histoire pour accélérer les décisions judiciaires et dénoncer les défaillances du système. « Lyana a parlé, elle est vivante. Mais les mêmes défaillances que dans l'affaire Lyhanna sont là. On s'est dit 'plus jamais ça', alors qu'attend-on pour protéger ma fille ? »

Contactée, l'avocate du père n'a pas souhaité s'exprimer, préférant « laisser la justice faire son travail ». La mère de Lyana, elle, attend des actes. « Chaque jour sans décision est un jour de plus dans l'incertitude. »

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