Montpellier : une retraitée de 75 ans traumatisée par une panne d'ascenseur
Montpellier : retraitée traumatisée par une panne d'ascenseur

À Montpellier, Anne-Marie, 75 ans, locataire au sixième étage de la résidence René Cassin, a vécu une expérience traumatisante le vendredi 22 mai. Bloquée seule dans l'ascenseur pendant une heure et vingt minutes, elle a perdu connaissance et a dû être secourue par les pompiers. Depuis, elle n'ose plus emprunter cet ascenseur, dont les pannes se multiplient.

Une panne de plus, mais la plus grave

Selon Anne-Marie, les pannes de l'ascenseur sont devenues courantes depuis environ six mois. Entre mai et juin, elle affirme avoir été bloquée à trois reprises dans la cabine. La dernière fois, le 22 mai, a été la plus effrayante. « Le pire, c'était la fois où je suis restée une heure et vingt minutes dans l'ascenseur », raconte-t-elle. « J'ai fait une crise de panique. Je manquais d'oxygène et je commençais à voir tout noir. Puisque le technicien ne pouvait pas intervenir et que je perdais connaissance, ma voisine a appelé les pompiers », poursuit-elle. Anne-Marie souffre d'arythmie cardiaque, ce qui a aggravé la situation. « Je ne suis pas peureuse mais ce jour-là, je me suis vue partir », dit-elle avec effroi.

Une organisation bouleversée

Depuis cet incident, Anne-Marie évite l'ascenseur autant que possible. « Je ne le prends plus sauf cas exceptionnels, où je porte beaucoup de bagages et que quelqu'un m'accompagne. Si cette personne doit s'arrêter au troisième étage, je sors en même temps et je continue à pied », confie celle qui se dit très attachée à son autonomie. La septuagénaire a dû revoir toute son organisation. « Je dois calculer tous mes trajets et regrouper tous mes déplacements. Je sors beaucoup moins et, à mon âge, je vois les conséquences sur ma forme physique mais surtout sur mon moral », dit-elle. Monter et descendre les six étages de son appartement, ou les huit étages jusqu'au parking, est devenu trop difficile.

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Une demande de relogement sans réponse claire

Très attachée à son quartier, Anne-Marie a déposé en février une demande de relogement auprès d'ACM Habitat, le bailleur social. Elle est prête à changer de résidence s'il le faut. Sa seule demande : vivre au rez-de-chaussée ou au premier étage pour retrouver son autonomie. Elle doit également fournir une attestation de son médecin faisant état d'« ennuis de santé » nécessitant son déménagement. Selon elle, sa demande est restée sans réponse précise de février à début août. Le 4 août, elle a finalement appris que son dossier pourrait passer en commission logement, sans qu'aucune date ne lui soit communiquée. En attendant, elle demeure au sixième étage et affirme ne pas avoir davantage de visibilité sur une réparation durable de l'ascenseur. Sollicité à plusieurs reprises par nos soins sur les pannes d'ascenseur, leur fréquence, les interventions réalisées et la demande de relogement d'Anne-Marie, ACM Habitat n'a pas répondu à nos sollicitations au moment de la publication.

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