Une ressortissante ukrainienne de 26 ans, activement recherchée par Interpol, a été interpellée à Monaco après avoir attaqué deux personnes au cutter, mercredi 3 juillet. L'attaque s'est produite en plein jour, dans le quartier de Fontvieille, près du port. Selon les premiers éléments de l'enquête, la suspecte aurait agi de manière aléatoire, sans motif apparent.
Un blessé grave et un autre léger
La première victime, un homme de 45 ans, a été touchée au cou et au thorax. Grièvement blessée, elle a été transportée d'urgence au centre hospitalier Princesse-Grace. Son pronostic vital est engagé, selon une source proche de l'enquête. La seconde victime, une femme de 32 ans, a été blessée plus légèrement au bras et a reçu des soins sur place.
Les forces de l'ordre monégasques ont rapidement maîtrisé la suspecte, qui n'a pas opposé de résistance. Lors de son interpellation, elle était en possession du cutter ayant servi à l'attaque. Les autorités ont confirmé que la jeune femme faisait l'objet d'un mandat d'arrêt international émis par l'Ukraine pour des faits de vol à main armée et de violences.
Une procédure d'extradition en cours
La procureure de la République de Monaco, Sylvie Petit-Leclair, a indiqué que la suspecte était connue des services de police ukrainiens. « Elle était inscrite au fichier d'Interpol depuis plusieurs mois, pour des faits graves commis en Ukraine », a-t-elle précisé lors d'une conférence de presse. La jeune femme aurait fui son pays après la commission des faits et se serait réfugiée en France, puis à Monaco.
Les autorités monégasques ont ouvert une enquête pour tentative d'homicide volontaire et violences avec arme. La suspecte a été placée en détention provisoire dans l'attente de son jugement. Parallèlement, une procédure d'extradition vers l'Ukraine est en cours. « Nous coopérons avec les autorités ukrainiennes et françaises pour déterminer la suite à donner », a ajouté la procureure.
Un acte isolé, selon les enquêteurs
Les enquêteurs privilégient la thèse d'un acte isolé, sans lien avec un réseau criminel ou terroriste. Les premiers interrogatoires n'ont pas révélé de motif politique ou religieux. La suspecte, qui serait en situation irrégulière, aurait agi sous l'emprise de l'alcool ou de stupéfiants, selon des sources proches du dossier. Des analyses toxicologiques sont en cours.
Cette affaire relance le débat sur la coopération policière internationale à Monaco, micro-État souvent perçu comme un sanctuaire pour les personnes recherchées. La principauté a renforcé ses contrôles aux frontières et sa collaboration avec Interpol ces dernières années. En 2023, Monaco a procédé à 12 arrestations sur la base de mandats d'arrêt internationaux.



