Stupéfiants à Millau : voisins clés dans l'enquête, peine de prison avec sursis
Millau : voisins dénoncent un trafic, peine de prison avec sursis

Un habitant de Millau, âgé de 37 ans, a été interpellé le 24 mars dernier pour usage, détention et acquisition de stupéfiants. C'est grâce aux témoignages de ses voisins que les forces de l'ordre ont pu intervenir. Lors de la perquisition, les enquêteurs ont découvert une large panoplie de drogues : cannabis, héroïne, ecstasy, cocaïne, ainsi que 2 280 euros en espèces. L'odeur âpre de la consommation imprégnait le domicile où vivaient également sa femme et ses enfants.

Un trafic lucratif organisé en ligne

Recruté sur Internet, le prévenu s'était laissé séduire par l'argent facile, gagnant environ 1 500 euros par mois. Devant le tribunal, il a justifié son passage à l'acte par des difficultés financières : "Je manque d'argent, je pense à ma famille." Il a exprimé des regrets et a indiqué avoir une promesse d'embauche en CDI dans la restauration rapide.

Un casier judiciaire lourd

Le procureur a relevé que le prévenu comptait vingt condamnations à son casier judiciaire. "Vu les quantités, êtes-vous naïf ? Vous croyez qu'on va vous laisser tranquille ? Votre naïveté vous honore mais vous allez être redevable, c'est difficile pour en sortir", a-t-il lancé, avant de requérir trois ans de prison dont un an avec sursis probatoire.

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La défense plaide pour une peine adaptée

Me Élian Gaudy, avocat du prévenu, a pointé du doigt un renvoi qui ne permettait pas de connaître la personnalité de son client. Il a utilisé une métaphore : une maison à trois niveaux avec une fuite d'eau, où chaque étage représente un maillon de la chaîne (usager, trafiquant, fournisseur). "N'aurait-on pas dû fermer le robinet au deuxième étage ?" a-t-il interrogé. Il a rappelé que son client était entré jeune dans la délinquance, à 14 ans, avec un père incarcéré. "Il faut une condamnation mais c'est un homme qui n'a jamais fait appel, il n'est pas dangereux."

La décision du tribunal

Le tribunal a finalement condamné le Millavois à deux ans de prison dont un an avec sursis, assorti d'une obligation de travail et de la confiscation des stupéfiants. Cette affaire illustre le rôle crucial des voisins dans la lutte contre les trafics de drogue.

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