Directeur du Frac Bretagne licencié après des accusations de viol
Frac Bretagne : directeur licencié pour faits graves

Le Fonds régional d’art contemporain (Frac) de Bretagne a annoncé mercredi le licenciement de son directeur Étienne Bernard, nommé en février 2019. Cette décision fait suite à de graves accusations portées contre lui cet automne sur le compte Instagram #MeTooArtContemporain, où un post anonyme l’accusait d’un viol commis en 2008.

Des tags sur la façade du musée

Quelques jours après ces accusations, la façade du musée rennais avait été taguée avec des inscriptions comme « Directeur agresseur » ou « Dégage ». Le directeur s’était alors mis en retrait et une enquête interne avait été diligentée.

Rapport accablant

Confié au groupe Egaé, le rapport a permis d’établir « une liste de faits graves, attribués à M. Étienne Bernard, de façon concordante, par de nombreux témoignages », indique Madeleine Louarn, présidente du Frac Bretagne.

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Après avoir entendu les explications du directeur, le conseil d’administration a décidé en début de semaine sa révocation car « la nature, le nombre et la gravité des agissements rapportés dans la pratique de sa fonction managériale rendaient son maintien en poste impossible. »

Enquête judiciaire ouverte

Saisi d’un signalement par la présidente de l’établissement culturel, le parquet de Rennes a également ouvert une enquête « pour harcèlement moral, harcèlement sexuel, agression sexuelle et viol aggravés par la circonstance de personne abusant de l’autorité que lui confère sa fonction ».

Dans un communiqué, l’ancien directeur du Frac Bretagne « conteste avec la plus grande fermeté les accusations » portées à son encontre « qui sont pour la plupart anonymes, vagues et non circonstanciées. »

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